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  • Albert LEBRUN (1871-1950)

    Albert François LEBRUN (1871-1950) Photo Ass. Nat. Né le 20/8/1871 à MERCY LE HAUT (54) ; décédé le 6/3/1950 à PARIS, des suites d'une pneumonie.

  • LEBRUN Albert (France)

    Né le 29 août 1871 dans une famille de cultivateurs de Meurthe-et-Moselle, Albert Lebrun sort de Polytechnique en 1892 et est ingénieur des Mines en 1896.

  • Albert Lebrun (1871 - 1950)

    Albert Lebrun (1871 - 1950) 29 août 1871 Naissance d'Albert, François Lebrun à Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle). Major de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des mines, il ...

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Lebrun, Albert

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Albert Lebrun et Charles de GaulleAlbert Lebrun et Charles de Gaulle
Plan de l'article
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Présentation

Lebrun, Albert (1871-1950), homme d'État français, président de la République de 1932 à 1940, qui n’a pu s'opposer à la chute de la IIIe République.

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Un républicain modéré

Né à Mercy-le-Haut, village de Meurthe-et-Moselle, issu d'une famille de paysans, il fait des études très brillantes qui le conduisent à l'École polytechnique et à l'École des mines, dont il sort à chaque fois major. Ingénieur à Nancy, Albert Lebrun se lance très tôt dans la politique, sur les conseils d'un autre Lorrain, Raymond Poincaré, et devient conseiller général dès 1892, puis en 1900, député de Meurthe-et-Moselle. Modéré, se définissant comme un « républicain de gauche », il défend surtout des positions républicaines avancées, comme en témoigne sa victoire sur l'industriel François de Wendel, lors des législatives de 1906. Il adhère d'ailleurs, en 1910, à l'Alliance démocratique, une formation du centre, dont il sera un des dirigeants après-guerre. Le président du Conseil, Joseph Caillaux, le nomme ministre des Colonies en 1911, poste qu'il occupe sous les ministères Poincaré et Doumergue, jusqu'en 1914, et apparaît comme un défenseur de l'accord signé avec l'Allemagne au lendemain d'Agadir. Mobilisé en 1914, il est appelé par Clemenceau au ministère du Blocus, puis des Régions libérées. Il démissionne cependant en 1919, pour s'être présenté aux élections sur une liste comprenant des adversaires du traité de Versailles. Sénateur à partir de 1920, il devient président du Sénat en 1931, puis est élu le 10 mai 1932 à la présidence de la République, trois jours après l'assassinat de Paul Doumer.

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Un président effacé

Les fonctions de chef de l'État étant très limitées par la Constitution de la IIIe République, il se cantonne dans un rôle de représentation et d'arbitrage. Ainsi, soucieux de réconciliation nationale, il appelle Doumergue à la présidence du Conseil au lendemain du 6 février 1934. Bien qu'hostile au Front populaire, il demande cependant à Léon Blum de former un ministère. Il est réélu en mai 1939, ce qui constitue un fait unique sous la IIIe République. Sa réélection apparaît due à la fois aux manœuvres de Daladier, ainsi qu'à la volonté d'assurer une continuité républicaine à la tête de l'État, dans une période de guerre. Il n'exerce cependant qu'une très faible influence et fait appel, en juin 1940, à Pétain, qu'il suit à Vichy.

Pressé de démissionner le 7 juillet, il refuse, mais doit s'effacer après le vote des Chambres qui, le 10 juillet 1940, à l'instigation de Pierre Laval, remet par 569 voix contre 80 tous les pouvoirs, y compris les pouvoirs constituants, entre les main du maréchal Pétain.

Arrêté par les autorités allemandes le 27 août 1943, il est déporté quelques mois à Kufstein au Tyrol (1944-1945). Après la Libération, il se tient en marge de la vie politique.

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