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Plan de l'article
Présentation ; Fondation et branches de l’islam ; Fondements de l’islam ; Loi et droit islamiques ; Théologie et mystique ; L’islam et la société ; L’islam et le monde musulman aujourd’hui
Seconde source de l’islam, la Sunna (la Tradition prophétique relatant le comportement de Mahomet) est connue grâce aux hadiths, l’ensemble des traditions fondées sur les actes et les paroles du Prophète. Contrairement au Coran, qui a été appris par cœur par de nombreux fidèles de Mahomet et qui a été transcrit relativement tôt, la transmission des hadiths a été en grande partie orale, et les textes qui font aujourd’hui autorité datent du ixe siècle. Au début de la période islamique, la faillibilité ou l’infaillibilité du Prophète (sauf en ce qui concerne les révélations du Coran) est un sujet de controverse. Cependant, plus tard, le consensus de la communauté islamique est que lui-même ainsi que les prophètes qui l’ont précédé sont infaillibles. Il n’en demeure pas moins que, comme les hadiths se sont transmis surtout verbalement, il a été admis que des erreurs ont pu s’être glissées dans la transmission des faits et gestes du Prophète.
Le monothéisme est au centre de l’islam. C’est la foi en un seul Dieu (Allah en arabe), unique, omnipotent, éternel et transcendant : « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah » (« La ilaha illa Allah » ; début de la chahada, premier des cinq piliers de l’islam). La croyance en plusieurs dieux ou en l’extension de la divinité de Dieu à un tiers est radicalement étrangère à l’islam. Dieu a créé l’homme et la nature dans un acte primordial de pitié. Il a offert à chaque élément de sa création une nature qui lui est propre et des lois qui régissent sa conduite. Le monde est un tout bien ordonné, harmonieux, un cosmos dans lequel tout a une place et des limites. Aucun vide, aucune dislocation ou rupture ne peut par conséquent être trouvé dans la nature. Dieu gouverne l’univers qui, de par son ordre, est le signe et la preuve de Dieu et de son unicité. Selon l’islam, Dieu présente quatre fonctions particulières : la création, les moyens de subsistance, le conseil et le jugement. Dieu, qui a créé l’univers par pure pitié, est condamné à le maintenir. Toute la nature est faite pour favoriser l’humanité, qui peut l’exploiter et en tirer avantage. L’objectif ultime de l’humanité est cependant d’être « au service de Dieu », c’est-à-dire de ne vénérer que lui et de bâtir un ordre social et éthique dépourvu de toute « corruption ».
L’islam commande de croire en la mission du prophète Mahomet, mais aussi en celle de tous ceux qui l’ont précédé, à savoir les prophètes de l’Ancien Testament (Adam, Noé, Abraham, Moïse, etc.) et du Nouveau Testament (Jésus). Si le message divin a été révélé dans sa totalité à Mahomet, chaque prophète antérieur n’en est pas moins dépositaire d’une révélation partielle. Les messages de tous les prophètes émanent de la même source divine qui, dans le Coran, est appelée « Les Tables conservées », « Le Livre caché », ou « La mère de tous les livres divins ». Les prophètes représentent une unité indivisible, et il faut croire en eux tous, car en accepter certains et en rejeter d’autres équivaut à renier la vérité divine. Dans l’islam, tous les prophètes sont humains ; rien en eux n’est divin, mais ils représentent les exemples les plus parfaits pour l’humanité. Cependant, Mahomet est doté d’un statut particulier ; il est décrit dans le Coran comme « le Sceau de tous les prophètes ». C’est de là qu’est issue la croyance islamique selon laquelle le cycle prophétique est terminé par le Coran. Pour les musulmans, l’islam est la dernière et la plus parfaite des révélations de Dieu, qui accomplit et remplace toutes les précédentes.
Le Coran précise que le musulman doit croire aux anges, en particulier aux quatre archanges Jibrîl (Gabriel), l’ange de la révélation divine à Mahomet, Mikhâïl (Michel), qui veille sur la nature, Isrâfîl, sonnant la trompette du jugement dernier, et Izrâïl, l’ange de la mort. Mais il faut également croire aux autres anges, comme en l’ange déchu, appelé Iblîs ou Shaytan (le diable), lequel commande l’armée des esprits maléfiques (djinns et shaytans).
Selon l’islam, les actes divins de création et de conseils prennent fin avec l’acte du jugement. Le jour du jugement dernier, toute l’humanité sera rassemblée et les individus seront jugés séparément en fonction de leurs actes. Ceux qui auront « réussi » seront admis dans le jardin (paradis), et les « perdants », ou les mauvais, iront en enfer — bien que Dieu soit miséricordieux et pardonne à ceux qui le méritent. Outre le jugement dernier, qui concerne les individus, le Coran reconnaît un autre type de jugement divin, qui est infligé, dans leur histoire, aux peuples et aux communautés. Comme les individus, les nations peuvent être corrompues par la richesse, le pouvoir et l’orgueil et, à moins qu’elles ne se corrigent, elles sont punies par destruction ou soumission à des nations plus méritantes (voir eschatologie).
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