Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Ali Baba et les quarante voleursArticle
Plan de l'article
Ali Baba et les quarante voleurs, conte issu de la traduction française du recueil des Mille et Une Nuits rédigée au XVIIIe siècle par Antoine Galland.
Ali Baba, pauvre bûcheron, est occupé à ramasser du bois dans la forêt lorsqu’il entend approcher une troupe de cavaliers. Craignant, à raison, de se retrouver confronté à une bande de voleurs, il se cache aussitôt dans un arbre. De son refuge, il peut observer les quarante hommes mettre pied à terre. L’un d’eux s’approche alors d’un immense rocher et prononce une phrase magique, le célèbre « Sésame, ouvre-toi », qui suffit à faire s’ouvrir la montagne. Après leur départ, Ali Baba, abasourdi, s'approche à son tour et répète les mots magiques. À sa grande surprise, la caverne s'ouvre et dévoile un fabuleux trésor d'or, de tissus et d’objets précieux. Ali Baba charge quelques-unes de ces richesses sur son mulet et rentre chez lui à la hâte.
Le frère d’Ali Baba, Qasim, riche marchand au cœur de pierre, découvre bien vite le secret, et décide de se rendre dans la caverne pour s’emparer du trésor. Mais au moment de quitter les lieux, après s’être copieusement servi, il a oublié la formule magique, et reste prisonnier. Les voleurs le découvrent, le tuent et, craignant de se voir dérober tout leur butin, partent à la recherche d'Ali Baba pour lui faire subir le même sort. Heureusement, Murjane, l'esclave d'Ali Baba, réussit à déjouer leurs plans successifs et à les éliminer. Plein de gratitude, Ali Baba fait de Murjane son épouse. Dans certaines variantes de ce conte, le héros marie la jeune femme à son propre fils et confie aux jeunes époux le trésor de la caverne.
Ce conte populaire ancien, d’origine probablement syrienne, est intégré au début du xviiie siècle par Antoine Galland (1646-1715) à sa traduction du recueil des Mille et Une Nuits. Il convient de noter ici le rôle de premier ordre accordé au personnage de Murjane, jeune femme pleine de courage et d’ingéniosité, qui parvient grâce à son intelligence subtile à déjouer tous les plans des ennemis de son maître. Ali Baba et les quarante voleurs a connu depuis une multitude d’éditions, illustrées ou non, reproduisant la traduction d’Antoine Galland ou celle, postérieure, de Joseph Charles Mardrus (début du xixe siècle), ou encore librement adaptée. On peut également citer, au nombre des adaptations cinématographiques, la farce de Jacques Becker Ali Baba et les quarante voleurs (1954), où Fernandel tient le rôle-titre.
© 1993-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2009 Microsoft
![]() ![]() |