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africain, cinéma

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Cinéma africainCinéma africain
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1

Présentation

africain, cinéma, production cinématographique des pays d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne.

2

Le Maghreb

Les trois pays qui constituent l'essentiel du « Grand Maghreb », malgré l'unité linguistique et le souvenir de l'influence française, présentent des différences caractéristiques au niveau de la production cinématographique. La consommation demeure néanmoins dominée par les cinémas français, américain et égyptien.

2.1

Le cinéma algérien

L'Algérie a mis en place, au lendemain de l'indépendance, des structures étatiques qui ont favorisé la production en l'orientant vers la célébration de la lutte de libération et de la construction d'un pays neuf, au détriment des préoccupations esthétiques. Tandis que certains cinéastes, comme Mohamed Lakhdar-Hamina (le Vent des Aurès, 1966 ; Chronique des années de braise, palme d'or au festival de Cannes en 1975), jouaient la carte de la production officielle, d'autres tentaient une approche plus personnelle, tel Merzak Allouache, dont le parcours est significatif, de Omar Gatlato (1977), chronique du petit peuple algérien, à Bab el Oued (1994), sur l'Algérie en guerre civile, puis à Salut cousin ! (1996), hommage à l'Algérie par le biais quasi obligé de l'émigration en France. Citons encore, du côté des réalisateurs soucieux d'exprimer un point de vue personnel, Assia Djebar, Mehdi Charef (le Thé au harem d'Archimède, succès international en 1985), Mohamed Chouikh (El Kala, 1988 ; Youssef, la légende du 7e dormant, 1993), Mohamed Rachid (la Rose des sables, 1988, plongée dans le Grand Sud) ou Belkacem Hadjadj (Machaho, 1994, chronique berbère).

2.2

Le cinéma marocain

Le Maroc, à l'opposé, a dégagé toute responsabilité étatique, sans trouver d'équilibre entre un cinéma commercial au pire sens du terme, et un cinéma esthétisant à public restreint : Moumen Smihi (El Chergui ou le Silence violent, 1975), Jilali Ferhati (Poupées de roseau, 1981 ; la Plage des enfants perdus, 1991), Farida Benlyazd (Une porte sur le ciel, 1988), Saad Chraibi (Chronique d'une vie normale, 1990), Mohamed Abderrahmane Tazi (Badis, 1989 ; À la recherche du mari de ma femme, 1993), Hakim Noury (le Marteau et l'Enclume, 1990), Hassan Benjelloun (la Fête des autres, 1990).

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