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Résultats avec Windows Live® Search Jannings, EmilArticle
Jannings, Emil (1884-1950), comédien allemand d’origine suisse. Né à Rorschach (Suisse), Theodor Friedrich Emil Janenz, dit Emil Jannings, débute au théâtre à l’âge de dix-huit ans. En 1906, il est engagé par Max Reinhardt au prestigieux Deutsches Theater de Berlin, où il devient un acteur de premier plan. Il apparaît pour la première fois au cinéma en 1914 et travaille ensuite surtout avec Ernst Lubitsch à partir de 1917. Son rôle de Louis XV dans Madame du Barry (1918) de Lubitsch en fait un des premiers grands comédiens du cinéma allemand. Son imposante carrure et son jeu tout en nuances lui valent des rôles qui vont marquer le cinéma germanique : le Cabinet des figures de cire (Das Waschfigurenkabinett, 1924) de Paul Leni, Variétés (1925), de E. A. Dupond, puis le Dernier des hommes (Der letzte Mann, 1925), Tartuffe (1925) et Faust (1926), tous trois de Murnau. Ces compositions lui ouvrent les portes de Hollywood où il tourne six films, dont Crépuscule de gloire (The Last Command, 1928) de Josef von Sternberg et Quand la chair succombe (The Way of all Flesh, 1928) de Victor Fleming. Il remporte l’oscar du meilleur acteur en 1928 mais, à l’arrivée du cinéma parlant, son fort accent allemand met fin à sa carrière en Amérique. De retour en Allemagne, il crée l’extraordinaire personnage du professeur Unrat dans l’Ange bleu (Der blaue Engel, 1930) de Josef von Sternberg, mais le succès de Marlène Dietrich — sa partenaire dans le film — lui fait de l’ombre. Par la suite, n’étant pas polyglotte, il doit se borner à tourner les versions allemandes de ses films, car il n’existe à l’époque ni sous-titrage, ni doublage ; les œuvres sont filmées simultanément en plusieurs versions, avec des comédiens de différentes nationalités. Jannings n’en continue pas moins d’enchaîner film sur film, dont les Tempêtes de la passion (Sturme des Leidenschaft, 1932) de Robert Siodmak. Il reprend aussi une importante activité théâtrale. À l’arrivée de Hitler au pouvoir, il adhère sans réserve au nazisme, devient un artiste officiel du régime et tourne dans des films de propagande plus ou moins déguisée, comme Crépuscule (Der Herrscher, 1937) de Veit Harlan, mais aussi dans des œuvres de qualité comme la Lutte héroïque (Robert Koch, des Bekämpfer des Todes, 1939) de Hans Steinhoff. Malade lors de la chute du IIIe Reich, Emil Jannings abandonne le cinéma et se cloître dans sa villa autrichienne. Il y meurt en 1950, à soixante-six ans.
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