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Résultats avec Windows Live® Search Greenaway, PeterArticle
Greenaway, Peter (1942- ), artiste et réalisateur britannique, à qui l’on doit notamment Meurtre dans un jardin anglais. Il étudia la peinture au Walthamstow College of Art avant de se lancer dans la réalisation de films. Greenaway travailla tout d’abord pour le Central Office of Information sur de petits films documentaires et publicitaires avant de s’attaquer à des courts métrages expérimentaux et des documentaires d’une plus grande technicité (Train, 1966 ; Tree, 1966 ; Intervals, 1969 ; Erosion, 1971, etc.). Ses deux premiers longs métrages, The Falls (1980) et Meurtre dans un jardin anglais (The Draughtsman’s Contract, 1982), furent financés par le British Film Institute, tandis que ses derniers films reçurent le soutien d’organismes internationaux. Le maniérisme ostentatoire et la froide objectivité de l’œuvre de Greenaway lui ont souvent valu d’être considéré comme un misanthrope, lui-même préférant parler de ses films comme des « concetti » (concepts). Le soin méticuleux de la mise en scène, les travellings interminables et l’imaginaire parfois impénétrable de ses films ne font qu’accentuer leur caractère extravagant. Les puzzles, le jeu et les allusions apparemment métaphoriques qui les ponctuent font qu’ils attirent généralement un public d’artistes. Toutefois, le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (The Cook, the Thief, His Wife and Her Lover, 1989) connut un véritable succès commercial, notamment aux États-Unis. Dans Meurtre dans un jardin anglais, un peintre paysagiste de la fin du XVIIIe siècle accepte de réaliser une douzaine de dessins d’une propriété à la campagne à condition de bénéficier des faveurs de la femme du propriétaire. Lorsque le mari est retrouvé mort, les dessins sont considérés comme une piste permettant de reconstituer les événements qui ont pu entraîner cette mort. Dans tous les longs métrages de Greenaway, il existe autant de moyens de sortir du labyrinthe que de personnes dans le public et, plutôt que de révéler ses secrets, le film suggère, à la manière d’un roman policier, que la « vérité » est une construction et que chacun d’entre nous crée sa propre réalité. L’élégance visuelle, l’opulence des costumes et le talent de Michael Nyman étoffent ce film. Sans toutefois ignorer quelques remarquables performances d’acteurs, il semble que dans ses films suivants, Greenaway se soit attaché davantage à la forme qu’aux personnages. Z.O.O. (A Zed and Two Noughts, 1985), le Ventre de l’architecte (The Belly of an Architect, 1987), Drowning by Numbers (1988), Prospero’s Books (1991) et The Baby of Mâcon (1993) sont marqués par la thématique du nombre et la recherche plastique. La puissance du rythme et des allusions artistiques dominent particulièrement dans Prospero’s Books, qui mêle les références au classicisme, au baroque et à l’art contemporain. Greenaway a été un des premiers cinéastes à utiliser les possibilités cinématographiques de l’image de synthèse.
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