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Résultats avec Windows Live® Search Saint-Benoît-sur-Loire, abbaye deArticle
Saint-Benoît-sur-Loire, abbaye de, abbatiale romane des XIe et XIIe siècles, située dans le Loiret, près d'Orléans. Fondée en 651, l'abbaye prit d'abord le nom de Fleury puis de Saint-Benoît à partir du VIIe siècle, lorsque les moines rapportèrent du Mont-Cassin le corps de saint Benoît, le père du monachisme occidental. Le monastère conserve encore une châsse d'orfèvrerie datant du haut Moyen Âge, offerte par une certaine Mumma. La construction la plus ancienne actuellement conservée est la « crypte Saint-Mommole » : un petit édifice voûté construit vers l'an 1000 pour protéger les objets précieux des incendies. Au début du XIe siècle, l'abbé Gauzlin (1004-1030) entreprit d'élever la tour-porche en avant de l'église. Elle devait, selon Gauzlin, servir d'exemple pour toute la Gaule. Édifiée avec des pierres du Nivernais transportées par bateau, l'ample tour occidentale, de plan carré, comprend deux niveaux : un rez-de-chaussée surmonté d'un étage. Primitivement, elle possédait un ou deux niveaux supplémentaires, détruits au XVIe siècle. Sur les deux niveaux, trois grandes baies éclairent les façades ouest, nord et sud. Quant à la façade est, elle est percée d'une porte centrale flanquée de deux niches. La tour-porche évoque ainsi la Jérusalem céleste, décrite dans l'Apocalypse comme une cité carrée à douze portes. Chacun des niveaux comporte trois vaisseaux de trois travées s'articulant autour de puissantes piles composées. Celles-ci sont surmontées de chapiteaux sculptés, parmi les plus anciens de l'art roman. Sur l'un deux, le sculpteur Umbertus, grava son nom. L'abbé Guillaume (1067-1080) entreprit la construction du chevet, terminé seulement au début du XIIe siècle. Conçu selon un parti ambitieux, celui-ci comprend un transept à quatre chapelles orientées, puis un long chœur ouvrant sur un déambulatoire à quatre chapelles, dont deux seulement sont rayonnantes. Les autres, disposées latéralement, forment, en plan, un second transept. Placée au-dessus de la crypte abritant les reliques de saint Benoît, le déambulatoire et l'abside sont surélevés par rapport à la partie droite du sanctuaire. Pour l'élévation, l'architecte prit soin d'animer la surface murale en ménageant une arcature aveugle entre les grandes arcades et les fenêtres hautes. La nef à deux niveaux — grandes arcades brisées et fenêtres hautes — fut construite au XIIe siècle, quelque temps après le chevet.
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