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Résultats avec Windows Live® Search Vaux-le-Vicomte, château deArticle
Plan de l'article
Vaux-le-Vicomte, château de, château français du XVIIe siècle situé en Seine-et-Marne, dans la région parisienne. Édifié entre 1656 et 1661 pour Nicolas Fouquet, surintendant des Finances de Louis XIV, le château de Vaux-le-Vicomte est, avec Versailles, l’un des deux chefs-d’œuvre de l’architecture classique française.
Devenu surintendant des Finances en 1653, Nicolas Fouquet, à la tête d’une fortune immense, décide de se faire bâtir une demeure digne de sa position. Trois artistes au talent confirmé — l’architecte Louis Le Vau, le peintre Charles Le Brun et le jardinier-paysagiste André Le Nôtre — sont chargés d’édifier sur la seigneurie qu’il possède en Brie française un domaine sans précédent en France. À partir de 1656, 18 000 ouvriers participent, durant cinq ans, à l’édification du château et de son parc : pour mener à bien le projet, trois villages sont rasés, dont celui qui donne son nom au château ; une manufacture est créée dans le village voisin de Maincy pour le tissage des tentures. Jusqu’à l’arrestation de son propriétaire pour détournement de fonds en 1661, Vaux-le-Vicomte est le siège des fêtes les plus prisées du royaume, dont on trouve le récit chez Jean de La Fontaine et Madeleine de Scudéry. Nicolas Fouquet condamné à la prison à perpétuité, le château est mis sous scellé jusqu’en 1673, date à laquelle il est restitué à la veuve du surintendant. Entre temps, de nombreuses sculptures ont été déplacées à Versailles, dont les travaux d’agrandissement, qui débutent en 1661, réunissent les trois créateurs de Vaux-le-Vicomte.
En 1705, le maréchal de Villars acquiert le domaine qui est élevé en 1715 en duché-pairie sous le nom de Villars. Remeublé et décoré, il est acquis par le ministre des Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, qui apporte quelques modifications aux appartements du premier étage. Sauvé de la destruction durant la Révolution, le château passe en 1875 aux mains d’un riche industriel, Alfred Sommier, qui consacre de nombreuses années à la restauration de l’édifice, des dépendances et des jardins (recréés à l’identique selon les dessins d’époque d’Israël Sylvestre). Depuis 1965, le château de Vaux-le-Vicomte est classé monument historique. Les anciennes écuries accueillent le musée des Équipages.
Le château présente la première manifestation du plan axé entre château et jardins dans l’architecture française. Construit selon les plans de Louis Le Vau en grès de Fontainebleau et en pierre de Creil, le logis est cantonné de gros pavillons d’angles. La façade nord, par laquelle s’opère l’arrivée, est surmontée d’un vaste fronton en retrait, orné de statues et encadré par deux courtes ailes embrassant une cour. Les décrochements qui rythment les pavillons de la façade donnent aux toits d’ardoise, à forte pente, un aspect mouvementé. La façade méridionale s’ouvre sur la terrasse qui domine les jardins. Un puissant avant-corps arrondi, qui correspond au grand salon ovale (18 m de hauteur et autant de longueur), en forme la partie centrale. Dominé par un imposant dôme elliptique, il s’ouvre au rez-de-chaussée par des baies cintrées séparées par des colonnes doriques.
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