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Clouet, François

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Clouet (François), Portrait équestre de François IerClouet (François), Portrait équestre de François Ier
Plan de l'article
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Présentation

Clouet, François (v. 1510-1572), peintre français.

Artiste de la Renaissance française, François Clouet a connu une renommée considérable grâce à ses talents de dessinateur et de portraitiste de cour.

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Un peintre pour quatre rois

Né à Tours, François Clouet (dit aussi Janet Clouet comme son père) se forme dans l’atelier de son père Jean Clouet, peintre d’origine flamande dont l’œuvre joue un rôle déterminant au début du XVIe siècle dans l’évolution du portrait d’apparat. À la mort de ce dernier, en 1541, François Clouet hérite de sa charge de peintre du roi François Ier. Grâce à la protection de la reine Catherine de Médicis, il conserve cette prestigieuse fonction sous le règne d’Henri II (1547-1559), puis ceux de deux de ses fils : François II (1559-1560) et Charles IX (de 1560 à sa mort). La carrière de François Clouet est principalement marquée par la réalisation de portraits témoignant d’une grande justesse psychologique. Le peintre cependant fait montre dans ses peintures d’une attention aux détails qui le rapproche — plus encore que son père — de la tradition flamande.

Seules deux œuvres de François Clouet sont signées de la main de l’artiste : le Portrait de Pierre Quthe, apothicaire (1562, musée du Louvre, Paris) et une Dame au bain (v. 1571, National Gallery of Art, Washington).

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Un portraitiste de la Renaissance

Dans le Portrait de Pierre Quthe, apothicaire (1562, musée du Louvre), la pose du personnage et la présence d’un rideau occupant la partie gauche de la composition trahissent manifestement une influence italienne, et plus particulièrement celle de Bronzino — influence peut être perçue au cours d’un voyage de l’artiste.

Parmi les œuvres attribuées au peintre figure le portrait d’Élisabeth d’Autriche, reine de France (v. 1570, musée du Louvre), remarquable pour la qualité de la description des bijoux précieux qui ornent l’habit et la coiffure du modèle ainsi que pour la délicatesse du rendu des étoffes. L’artiste réalise également les portraits des grands souverains de son époque, tels François Ier à cheval (v. 1540, galerie des Offices, Florence), Henri II, roi de France (v. 1559, musée du Louvre), Jeanne d’Albret, reine de Navarre (1570, musée Condé, Chantilly), ou le Portrait de Charles IX (dessin à la craie, 1566, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg). Ce dernier monarque est également représenté dans deux peintures témoignant d’un grand raffinement stylistique, Charles IX en buste (1561, Kunsthistorisches Museum, Vienne) et Portrait en pied du souverain (1566, Kunsthistorisches Museum), œuvre dans laquelle le modèle arbore un somptueux costume noir et or.

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Une influence maniériste

En marge de l’activité de portraitiste du peintre, le Bain de Diane — tableau anciennement connu sous le titre des Nobles Baigneuses (v. 1558-1559, musée des Beaux-Arts, Rouen) — montre l’influence de l’esthétique maniériste développée par le Primatice à Fontainebleau ; il permet à l’artiste d’exalter la beauté de Diane de Poitiers. Dans le même registre, le peintre compose plus tard une Dame au bain (v. 1571, National Gallery of Art, Washington) d’une mise en scène complexe, et qui représente la première apparition d’une iconographie déclinée par la suite dans plusieurs toiles réalisées par l’atelier de Clouet. En effet, afin d’honorer ses multiples commandes, le peintre s’entoure d’assistants qui diffusent sa manière dans de nombreuses séries de portraits, objets connaissant alors une grande vogue auprès des collectionneurs, au premier rang desquels se trouve la reine Catherine de Médicis.

Plusieurs centaines d’admirables dessins de l’artiste (ou de son atelier) sont aujourd’hui conservés au musée Condé à Chantilly et au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France.

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