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  • Définition : République

    Lexique de la politique : Qu'est-ce que la république ? ... Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique République "La République nous appelle."

  • Première République - Wikipédia

    Cette page d’ homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. 

  • Ire République - MSN Encarta

    République, Ire, régime politique de la France révolutionnaire, du 21 septembre 1792 au 10 novembre 1799.

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République, Ire

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Chinard, la RépubliqueChinard, la République
Plan de l'article
2.3

L’avènement républicain

Les massacres mettent en lumière la puissance politique des « septembriseurs » et le discrédit de la Législative. La Commune s’érige alors en assemblée dictatoriale et laisse prévoir une victoire jacobine (ou montagnarde) aux élections. Pourtant l’élection de la Convention nationale (26 août-18 septembre) change la donne en instaurant une majorité modérée.

Le 20 septembre, la Législative disparaît. La Convention réunit ses 749 élus. Elle élit son bureau et prononce à l’unanimité l’abolition de la royauté. Le lendemain, jour de la première grande victoire des armées révolutionnaires à Valmy, elle proclame la République.

3

La crise immédiate de l’an I (septembre 1792-mai 1793)

Quoiqu’il n’existe à proprement parler aucun parti ni programme, la Convention abrite trois courants : la Gironde et la Montagne entre lesquels un centre mouvant, Plaine ou Marais, tient un rôle arbitral. L’Assemblée est donc à géométrie variable. Tributaires de coalitions contextuelles, les majorités, sursitaires, ne préjugent pas d’une domination absolue ou durable de l’un ou l’autre des courants.

3.1

Les forces en présence

La Gironde au pouvoir comprend nombre d’anciens siégeants à la Législative et compte 150 à 250 affidés auxquels s’associe souvent la Plaine. Les Girondins se distinguent par leur modération. Leur conception pacificatrice de la Révolution (à l’intérieur et à l’extérieur) s’appuie sur les notables de province.

Face à eux, les Montagnards, identifiés au club des Jacobins, comptent 250 à 300 élus. Ils regrettent qu’à l’exception notable du jeune Saint-Just, l’Assemblée ne soit pas constituée de nouveaux venus et compte surtout des hommes de loi, des publicistes, des professions libérales, intellectuelles (seuls deux ouvriers siègent). Soutenus par les sans-culottes parisiens et tous les députés parisiens, Marat, Danton et Robespierre, etc., défendent une politique offensive pour préserver la Révolution (guerre extérieure et lutte contre les ennemis de l’intérieur).

3.2

La mort de Louis XVI scelle l’ère républicaine

Le premier acte de la République est le procès du roi. Il divise un peu plus Montagnards et Girondins. Après la découverte de « l’armoire de fer » qui prouve d’accablante façon la collusion de Louis XVI avec les forces contre-révolutionnaires (20 novembre), les Jacobins réclament l’exécution du souverain au nom de l’intérêt suprême de la Révolution : « Il n’y a point ici de procès à faire […]. Vous n’avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer. […] Louis a été détrôné par ses crimes […], la victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle : Louis ne peut donc être jugé, il est déjà condamné […]. J’abhorre la peine de mort et je n’ai pour Louis ni amour ni haine […] ; mais Louis doit mourir parce qu’il faut que la patrie vive… » (Robespierre, Discours du 3 décembre 1792).

Malgré les efforts des Girondins pour en repousser l’issue, le procès, instruit par l’Assemblée du 11 décembre 1792 au 19 janvier 1793, aboutit à un jugement irrévocable : la mort. Le 20  janvier, l’assassinat du député régicide Le Peletier de Saint-Fargeau par un fidèle de Louis XVI, Pâris, renforce la Convention dans sa décision et offre à la République son premier « martyr de la liberté ». Le 21 janvier 1793, Louis XVI est mené à l’échafaud, place de la Révolution (place de la Concorde). La guillotine rompt définitivement le lien avec l’Ancien Régime et l’Europe monarchique.

3.3

Une fragile domination girondine

Le 20 septembre 1792, l’élection du bureau de la Convention a donc révélé que la majorité girondine, subordonnée au soutien des « crapauds du Marais », est intrinsèquement en sursis. Transcendant les clivages de l’Assemblée, la majorité de janvier le confirme. Mais la domination des Girondins résiste jusqu’en mai 1793. Dans ce laps de temps, ils ouvrent plusieurs chantiers politiques.

Pour contenir les mécontentements sociaux liés à la disette, ils rétablissent la liberté totale du commerce des grains, jusque-là taxés et réquisitionnés pour nourrir l’armée (8 décembre 1792). Mais ils se heurtent aux enragés qui réclament le retour à la taxation, pour alimenter les troupes et sauver la Patrie (février 1793).

Pour lutter contre les coalisés tout en rassurant le peuple, ils lancent une active propagande et consolident l’idéal républicain et patriotique grâce aux victoires de Valmy et Jemmapes. Le 21 février 1793, le décret sur l’« amalgame » permet de mêler compagnies de volontaires et régiments issus de l’ancienne armée royale. Le 24 février, la levée en masse est décrétée (300 000 hommes). Toutefois, le printemps marque un retournement militaire défavorable. Après sa défaite à Neerwinden (18 mars), le général Dumouriez trahit et passe à l’ennemi. La menace d’une invasion se précise. Depuis mars, elle se complique des émeutes vendéennes et de la création d’une « armée catholique et royale » à la suite de l’exécution de Louis XVI et de la répression des prêtres réfractaires.

Pour apaiser cette France enfiévrée, les Girondins nomment des représentants en mission, Conventionnels dotés de larges pouvoirs. Ils inspectent les armées et les départements pour y gérer les problèmes politiques, économiques, militaires. Pour sauvegarder les acquis révolutionnaires tout en surveillant les sans-culottes, les Girondins étendent les attributions du Comité de surveillance de 1789 (rebaptisé Comité de sûreté générale en mars 1793). En revanche, pour maintenir la paix intérieure et traquer les suspects, c’est sous la pression des sans-culottes et des Montagnards que sont fondés, en mars 1793, un tribunal criminel (qui prend le nom de Tribunal révolutionnaire en octobre ; sa tâche consiste à juger les crimes contre-révolutionnaires, tel le bannissement perpétuel des « émigrés ») et des « comités de surveillance » de quartiers et de communes.

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