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  • Bourguignons - Wikipédia

    Lors de la guerre de Cent Ans, les Bourguignons sont un des partis, qui s’oppose aux Armagnacs dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

  • Armagnacs - Wikipédia

    ... Armagnacs et Bourguignons. L’affreuse discorde », L’Histoire, 311, juillet-août 2006, n° spécial La guerre civile, pp. 24-27.

  • Dijon et les Ducs Valois de Bourgogne : Jean sans Peur

    Les Armagnacs et les Bourguignons : A Chartres, le 9 mars 1409, l'hypocrite duc de Bourgogne présente ses excuses aux enfants d'Orléans.

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Armagnacs et Bourguignons

Article
Plan de l'article
1

Présentation

Armagnacs et Bourguignons, familles princières françaises qui se sont affrontées durant la première moitié du XVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans.

Le conflit entre les partisans de Louis d’Orléans (frère du roi Charles VI) et ceux de Jean sans Peur (duc de Bourgogne), jusque-là larvé, éclate avec l’assassinat de Louis d’Orléans le 23 novembre 1407 et s’apaise grâce au traité d’Arras signé le 21 septembre 1435 entre Philippe le Bon, fils de Jean, et Charles VII, neveu de Louis d’Orléans. Le conflit franco-bourguignon est une véritable guerre civile qui s’imbrique dans la seconde phase de la guerre de Cent Ans. Elle présente des aspects à la fois militaires, diplomatiques et sociaux.

2

Origines du conflit

Depuis 1389, le roi Charles VI est régulièrement atteint de crises de démence. Un conseil de régence est exercé par ses frères dont Louis est, au début du XVe siècle, le plus influent, malgré la puissance croissante de la maison de Bourgogne. C’est la rivalité de pouvoir entre Jean sans Peur et le duc d’Orléans, deux membres du conseil de régence, qui ouvre le conflit.

En 1407, Jean sans Peur assassine Louis d’Orléans et est forcé de quitter Paris, sous la pression du fils du défunt, Charles d’Orléans, et de Bernard d’Armagnac — qui donne son nom au parti. Jean revient à Paris le 28 février 1408, et organise son propre procès. Soutenu par la reine Isabeau de Bavière, il obtient le pardon du roi le 8 mars 1408 et s’impose de nouveau à la cour. C’est à son instigation que la rupture avec le pape d’Avignon Benoît XIII (21 mai 1408), qui a excommunié Charles VI, devient définitive. Jusqu’en 1413, la domination bourguignonne est sans faille, confirmée par la paix de Chartres (9 mars 1409) qui rallie Isabeau de Bavière à la cause des Bourguignons.

Pour lui résister au nom des droits du dauphin Louis de Guyenne, les opposants princiers constituent, le 15 avril 1410, par le pacte de Gien, le parti Armagnac. Ce pacte entraîne le déclenchement des hostilités autour de Paris, qui se concluent par des paix fragiles (2 novembre 1410, paix de Bicêtre ; 22 août 1412, paix d’Auxerre), d’autant que les Anglais monnaient l’aide qu’ils apportent à l’un ou l’autre camp. C’est ainsi que Charles d’Orléans noue une alliance secrète avec Henri de Lancastre, alors que des tractations, l’année précédente, ont rapproché les Anglais des Bourguignons.

3

Le jeu des alliances

3.1

La révolte cabochienne

La révolte cabochienne ouvre une nouvelle phase dans ce conflit. En 1413, les États généraux sont réunis à Paris (dans un contexte d’agitation) pour renflouer le trésor du roi. Le peuple, tenant les Armagnacs et le dauphin pour responsables de son malheur, se retourne contre eux. Du 9 au 27 mai 1413, l’émeute prend le dessus et échappe au contrôle du duc de Bourgogne, le contraignant dès lors à négocier avec les agitateurs, issus en particulier de la corporation des bouchers et qui ont soutenu le « tyrannicide » perpétré en 1407. Ceux-ci sont conduits par Simon Caboche, un ouvrier des abattoirs parisiens, qui impose au roi l’ordonnance de réforme préparée par les États généraux. La bourgeoisie parisienne, la cour, Armagnacs et Bourguignons concluent alors, le 28 juillet 1413, la paix de Pontoise. Les meneurs s’enfuient, y compris Jean sans Peur qui part le 23 août 1413.

La répression qui suit cette révolte est terrible ; Jean sans Peur est sollicité par le dauphin lui-même pour briser la tutelle des Armagnacs, désormais alliés de Charles VI. Sa démarche échoue, et il doit même rompre son serment au roi de France pour s’allier à Henri V. Après une brève campagne militaire, une nouvelle paix est signée, le 4 septembre 1414 à Arras, entre le dauphin Louis, qui l’impose aux Armagnacs, et Jean sans Peur. Les Armagnacs enlèvent alors le dauphin pour stopper le processus de réconciliation et l’isolent de son père. Celui-ci meurt à dix-neuf ans, le 18 décembre 1414, sur la route qui le mène, avec Charles VI et son armée, vers les Anglais. Ces derniers infligent à l’armée française, quelque temps plus tard (le 29 novembre 1415), la défaite d’Azincourt.

3.2

La domination anglo-bourguignonne

Paris est repris par Jean sans Peur le 29 mai 1418 ; la cour et le nouveau dauphin, Charles (troisième fils de Charles VI), se réfugient alors à Bourges, tandis que les chefs Armagnacs, dont Bernard, sont massacrés par la population parisienne (12-13 juin 1418). Le dauphin crée un parlement à Poitiers et se proclame régent du royaume en décembre. Avec les Bourguignons au nord de la Loire et les Anglais dans tout l’ouest du royaume, le dauphin voit son influence terriblement réduite, d’autant qu’Isabeau de Bavière a, elle aussi, apporté son soutien au duc de Bourgogne. C’est dans ce contexte que se déroule l’entrevue de Montereau en 1419, au cours de laquelle Jean sans Peur est tué dans des conditions suspectes, en présence du dauphin.

Ce meurtre scelle l’alliance des Bourguignons, commandés désormais par Philippe le Bon, fils de Jean, avec les Anglais : Philippe, grâce à l’appui d’Isabeau de Bavière, impose à Charles VI la signature du traité de Troyes le 21 mai 1420, qui fait d’Henri V l’unique héritier du trône de France.

La mort du roi Charles VI, le 16 octobre 1422, suit de près celle d’Henri V — dont le fils, Henri VI, n’est âgé que de six mois (régence de Jean de Bedford) —, le 31 août 1422, et ouvre une nouvelle phase dans ce conflit.

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