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Résultats avec Windows Live® Search Van Dongen, KeesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Le dessinateur de Rotterdam ; Le peintre bohême de Paris ; Un artiste extravagant au succès grandissant ; Un portraitiste à succès
Van Dongen, Kees (1877-1968), peintre français d’origine néerlandaise, figure importante du fauvisme.
Né à Delfshaven (en Hollande), Cornelis Theodorus Marie Van Dongen, dit Kees, est le fils d’un directeur de malterie où il travaille comme apprenti dès l’âge de 12 ans. Il est passionné dès son plus jeune âge par le dessin, et son père, qui le prédestine à une carrière de dessinateur industriel, est assez réticent quand il décide, en 1892, de suivre les cours du soir de l’Académie royale des beaux-arts de Rotterdam. Il y suit des cours d’art industriel (il s’initie dans ce cadre à la lithographie et à l’art du livre) et d’art académique (ses premières toiles représentent des paysages aux teintes et aux motifs dans la lignée de l’École hollandaise). Il fait quelques travaux d’illustration dès 1895, en collaborant notamment au quotidien Rotterdamsche Niewsblad. C’est aussi sa première participation à une exposition collective (au Stedelijk Museum à Amsterdam). Dès 1896, sous l’influence de ses amis anarchistes, il publie des dessins influencés par l’« Art nouveau » dans leur revue Vrije Kunst (« Art Libre »).
Kees Van Dongen débarque en 1897 à Montmartre (Paris) pour assister aux fêtes du 14 juillet 1897. Il est accueilli par son compatriote le peintre Ten Cate. Vivant dans la misère, il enchaîne les petits métiers (lutteur, débardeur aux Halles) et vend ses toiles (qui représentent le quartier de Montmartre, le Moulin de la Galette, 1904) pour cent sous dans la rue, devant le cirque Médrano. Grâce à sa participation à une exposition dans une galerie d’avant-garde, il est découvert par le critique d’art Félix Fénéon. Il continue à vivre de l’illustration en travaillant pour des journaux hollandais — il est de retour dans son pays durant un an pour illustrer le couronnement de la Reine Wilhelmine — et français dont la revue satirique l’Assiette au beurre, la revue symboliste dirigée par Fénéon la Revue blanche, mais aussi Gil Blas, l’Indiscret, etc. En 1901, il épouse Augusta Preitinger. Ses premières peintures sont clairement influencées par l’œuvre de Paul Gauguin et celle des Nabis. Ses thèmes de prédilection sont alors les gens du spectacle et les prostituées. Il participe à ses premières expositions importantes, notamment en 1904, chez un des principaux marchands de tableaux parisiens Ambroise Vollard qui présente 125 de ses toiles dans sa galerie et au Salon d’automne de 1904. La légende raconte que Vollard a favorisé l’échec de son exposition consacrée à Van Dongen, pour obtenir pour lui un bon prix des toiles. En 1905, il présente des toiles (des paysages et des vues de Montmartre) au Salon des Indépendants, et le peintre à la barbe blonde et aux sandales fait partie du premier groupe des « fauves » (l’appellation est du critique Louis Vauxelles), qui expose au Salon d’automne.
En 1906, Kees Van Dongen s’installe au Bateau-Lavoir (pour un an), et côtoie son voisin Pablo Picasso qui surnomme son ami anarchiste le « Kropotkine du Bateau-Lavoir ». Sa participation à diverses expositions encourage le jeune peintre. Son succès grandissant est valorisé grâce à l’achat de cinq des ses toiles ainsi qu’un pastel et quatorze aquarelles par la galerie Bernheim-Jeune et, l’année suivante, grâce à l’achat d’un grand lot de toiles et la commande de son portrait par le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler, qui lui propose un contrat oral. Dès lors Van Dongen se consacre essentiellement à la peinture. Sa couleur particulièrement poussée et stridente ainsi que ses thèmes rapprochent son fauvisme de l’expressionnisme allemand, qu’il influence d’ailleurs (Nini la prostituée, 1907) — en 1908, les membres de Die Brücke l’invitent même à exposer à leurs côtés. Ses premières expositions à l’étranger (Düsseldorf, Moscou, Berlin, Kiev, Prague, Saint-Pétersbourg, Riga, etc.), ses nombreuses expositions à Paris, ses ventes régulières (la galerie Bernheim-Jeune lui achète en 1910 quelque quarante toiles) lui permettent d’accéder à un statut international et à une vie plus aisée. Il entreprend un long voyage, de la Hollande à l’Espagne et enfin au Maroc dont le fruit artistique est le prétexte à une exposition à la galerie Bernheim-Jeune, Hollande-Paris-Espagne (1911). Fort de ce succès, la galerie lui organise une autre exposition qui gagne l’enthousiasme de la critique. Il s’installe à Montparnasse, mène une vie facile et mondaine, multiplie les expositions et devient professeur à l’académie Vitti de Montmartre. En 1913, le Tableau, représentant le corps nu de sa femme, qu’il présente au Salon d’automne est décroché immédiatement par la police et fait l’objet des chroniques à scandale de la presse. Pendant la guerre, il est séparé de sa famille, rentrée en Hollande, et vit plus pauvrement, son contrat avec Bernheim-Jeune ayant été rompu en 1916. Il fait la connaissance de Jasmy, égérie de la couture parisienne, avec laquelle il s’installe près du bois de Boulogne en 1917 (il rompt avec sa femme en 1918 lorsqu’elle revient en France). Toujours attiré par les mondanités, il répond à de nombreuses commandes et décide de recevoir torse nu, la barbe fleurie de rubans roses chez lui pour ses « réceptions-expositions ».
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