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Résultats avec Windows Live® Search Cavaignac, Louis EugèneArticle
Plan de l'article
Présentation ; Du moule familial républicain au métier des armes ; Le profil ambigu d’un républicain intransigeant
Cavaignac, Louis Eugène (1802-1857), général et homme politique français, connu pour avoir dirigé la répression contre les émeutes de juin 1848.
Né à Paris, Eugène Cavaignac est le fils du conventionnel régicide Jean-Baptiste Cavaignac (1762-1829), et le frère de Godefroy Cavaignac (1801-1845), l’un des fondateurs de la société des « droits de l'homme ». Après l'École polytechnique et l’école d’application de Metz, Eugène Cavaignac entre dans le génie (1824) et participe à l’expédition de Morée (1829). Mais, ne cachant ni ses sentiments républicains, lors de la Révolution de juillet 1830, ni son affiliation à la Charbonnerie sous la monarchie de Juillet, il est écarté de l’armée en 1831. Il est cependant rappelé l’année suivante et envoyé en Algérie, pour commander la région d’Oran. Jusqu’en 1848, il mène plusieurs actions militaires qui lui confèrent un prestige certain.
Début 1848, peu après avoir été nommé gouverneur général de l’Algérie et général de division par le gouvernement révolutionnaire de Paris, le militaire républicain revient en France et entre en politique. Le gouvernement provisoire formé après les émeutes du 15 mai lui confie le ministère de la Guerre. Dans cette fonction, il est l'artisan de l’écrasement de l'insurrection ouvrière des 23-26 juin 1848, à la suite de la fermeture des Ateliers nationaux. Nommé à la tête de l’exécutif le 28 juin, Eugène Cavaignac mène une politique autoritaire, au nom de l'ordre social et politique — tout en imposant des réformes sociales, notamment une allocation pour les indigents et l’application de l’abolition de l’esclavage. Mais l’image qui reste de lui est celle d’un froid tacticien, abattant dans le sang la gauche révolutionnaire pour préserver une république modérée ; Alphonse de Lamartine le soupçonne d’ailleurs d’avoir laisser grossir l’émeute pour mieux justifier la répression. Candidat républicain à la présidence de la République en 1851, il est battu par Louis-Napoléon Bonaparte et passe à l'opposition. Cette attitude lui vaut d'être arrêté quelques jours lors du coup d'État napoléonien du 2 décembre 1851. Il rejoint toutefois le corps législatif en 1852 (député de Paris) mais refuse de prêter serment au pouvoir, laissant son siège vacant en signe de protestation, y compris après sa réélection (1857).
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