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Résultats avec Windows Live® Search Bouvard et Pécuchet [Gustave Flaubert]Article
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Bouvard et Pécuchet [Gustave Flaubert], roman de Gustave Flaubert, publié à titre posthume en 1881.
Ce dernier roman de Flaubert, commencé en 1874, interrompu, puis repris et rédigé avec acharnement à partir de 1877, a nécessité une documentation « hénaurme » pour répondre à la soif de connaissances des « deux cloportes ». Un Dictionnaire des idées reçues et un Catalogue des idées chic devaient former un second tome. Mais la mort de Flaubert en 1880 n’a laissé que dix chapitres achevés et le tome suivant en friche.
Las de leur existence de copistes, méprisant les autres hommes, Bouvard et Pécuchet se retirent, grâce à un héritage, à Chavignolles, dans le Calvados. Agriculteurs, éleveurs, ils tentent des expériences agroalimentaires. Leur échec les conduit à l’étude de la Chimie, puis à celle de l’Anatomie. Ils passent ensuite à la Géologie, de la Géologie à la Paléontologie et à l’Archéologie, de l’Archéologie à l’Histoire, des religions en particulier, de France en général. Celle-ci les mène à la lecture de romans historiques, qui les pousse vers la Littérature. Insatiables et insatisfaits, ils envisagent d’écrire et étudient les Règles. La Révolution de février 1848 vient clore cette tentative et poser la question des idées politiques et des utopies. Après deux expériences amoureuses désastreuses, les deux personnages s’adonnent à la Gymnastique, puis à l’Occultisme, au Spiritisme, à la Magie, à la Métaphysique, et enfin à la Philosophie. Songeant au suicide, ils sont sauvés par la messe de minuit et se vouent au culte de Dieu. Le dernier chapitre les voit entreprendre l’éducation de deux enfants, selon des théories contradictoires. Ils n’éviteront pas le pire auquel les deux enfants semblaient naturellement promis.
Pour « vomir sur [s]es contemporains [son] dégoût », Flaubert imagine deux médiocres aussi curieux qu’entreprenants. Il s’acharne à transformer leur moindre entreprise en un échec qui les pousse à chaque fois dans une nouvelle direction pour explorer tous les champs du savoir humain. L’encyclopédisme de l’œuvre fait corps avec sa trame romanesque. Victimes de leur appétit intellectuel, les deux protagonistes témoignent de la bêtise humaine et y sont confrontés. La société provinciale fait l’objet d’une peinture au vitriol, comparable à celle des œuvres antérieures (voir Madame Bovary, par exemple). De déboires en déconvenues, Bouvard et Pécuchet entrent en contact avec une série de personnages types, qui les soutiennent ou les critiquent et profitent surtout de leur ruine progressive. Le pessimisme de l’œuvre résonne dans leurs désastres successifs et suggère l’inutilité des savoirs, des théories et des idées.
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