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Résultats avec Windows Live® Search Carmen [Georges Bizet]Article
Carmen [Georges Bizet], opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret de Ludovic Halévy et Henri Meilhac, d’après la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée, créé en 1875 à l’Opéra-Comique à Paris. C’est Bizet lui-même qui a eu l’idée d’adapter la célèbre nouvelle de Prosper Mérimée pour la scène de l’Opéra-Comique, en dépit du scandale qu’a pu provoquer le sujet. La partition, commencée en 1873, est achevée l’année suivante. Le compositeur mourra quelques mois seulement après la première. Le prélude fait entendre trois des célèbres motifs de l’opéra : celui qui accompagne la corrida au dernier acte, « la chanson du toréador » et le thème du destin. Sur une place de Séville, vers 1830, un groupe d’enfants singe les militaires en train de relever la garde. Lorsque les cigarières sortent de la fabrique, Carmen paraît et chante une habanera (« l’Amour est un oiseau rebelle ») qui semble laisser le brigadier Don José de marbre. Avant de sortir, elle lui jette une fleur qu’il ramasse. Micaëla, une jeune paysanne de laquelle Don José semble amoureux, donne des nouvelles de sa mère au jeune homme. Une dispute éclate alors chez les cigarières. Carmen est arrêtée et séduit Don José qui la laisse s’échapper. Elle lui donne rendez-vous « près des remparts de Séville » sur un air de séguedille. Dans une auberge qui sert de repaire aux contrebandiers, Carmen, Frasquita et Mercédès dansent et chantent une ronde bohémienne. Escamillo, le célèbre toréro, tombe sous le charme de Carmen et fait la roue (« chanson du toréador »). Don José, après avoir été quelque temps emprisonné pour avoir laissé évader Carmen, vient la retrouver. Celle-ci tente de le persuader ( duo : « La fleur que tu m’avais jetée ») de déserter pour elle. Le brigadier résiste. Mais quand Zuniga, son lieutenant, vient retrouver à son tour Carmen, Don José, qui le provoque en duel, est alors obligé de fuir avec les contrebandiers. Le troisième acte se déroule dans la montagne. Don José souffre de l’inconstance de Carmen et regrette son engagement aux côtés de hors-la-loi. C’est maintenant au tour d’Escamillo de courtiser la jeune femme. Don José entend l’en empêcher par les armes. Les deux hommes sont séparés par les contrebandiers. Escamillo invite tout le monde à sa prochaine corrida. Carmen pousse Don José à partir avec Micaëla, qui les a rejoints. Il refuse de quitter la gitane et ne s’y résout que lorsque Micaëla lui a révèle que sa mère est mourante. À Séville, la foule envahit les arènes. Avant de combattre, Escamillo échange des mots d’amour avec Carmen. Don José vient la supplier de recommencer une nouvelle vie avec lui. Elle refuse avec fierté en affirmant aimer le toréro. Don José la poignarde tandis que la foule acclame Escamillo. Si l’œuvre ne connaît pas un échec retentissant, elle met cependant du temps à s’imposer, rencontrant le succès d’abord à l’étranger, avec des récitatifs ajoutés par Guiraud, avant de devenir l’œuvre phare du théâtre de l’Opéra-Comique et l’opéra le plus joué au monde. La partition doit une grande partie de sa fortune à sa couleur locale reposant sur l’utilisation de chansons et de danses espagnoles. La forme originale de Carmen mêle morceaux musicaux et dialogues parlés, comme il est alors d’usage pour un opéra-comique (les œuvres entièrement chantées étant réservées à l’Opéra de Paris). Différents thèmes traversent la partition, liés à des personnages ou à une idée, comme le sombre motif réapparaissant à chaque évocation du tragique destin de l’héroïne. L’œuvre s’apparente en effet à une tragédie grecque, le personnage de Carmen étant devenu lui-même un véritable mythe. Figure de l’amour libre, comme le sera Louise quelques années plus tard, dans l’opéra éponyme de Gustave Charpentier (1900), Carmen a fait souffler sur les scènes lyriques un vent de sensualité quasiment inconnu.
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