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Plan de l'article
Présentation ; Origines ; Le xviie siècle : l’effervescence des salons ; Les salons au xviiie siècle : des Lumières à la Révolution ; Le xixe siècle : naissance des cénacles romantiques ; Le xxe siècle : des salons ouverts sur les disciplines et le monde
salons littéraires, réunions d’hommes, de femmes de lettres et de beaux esprits qui connaissent leur apogée, en France, dans les milieux mondains et lettrés du xviie et du xviiie siècles.
Dès l’Antiquité, des cercles de beaux esprits des arts et des lettres se créent autour de personnalités telles la Grecque Aspasie (470—410 av. J.-C.), la compagne de Périclès, qui réunit des philosophes et des poètes dont Socrate, Platon, Alcibiade, Anaxagore, Xénophon, Sophocle, etc. Quelques siècles plus tard, c’est Mécène, ami des lettres et des arts, qui rassemble dans sa maison — et permet d’obtenir la protection de l’empereur Auguste — des hommes de lettres dont Virgile, Horace ou Properce. Au xvie siècle, en France, c’est Louise Labé qui tient « bureau d’esprit ». Elle anime en effet un cercle mondain dans son hôtel particulier, faisant de son domicile un haut lieu de la société lyonnaise, accueillant tant les gens de lettres que les mondains. Peu après, la duchesse de Retz reçoit dans l’hôtel de Retz de nombreux poètes dont ceux de La Pléiade, Pierre de Bourdeille, Philippe Desportes, etc. Ce « salon vert » reçoit également de nombreuses aristocrates lettrées dont Henriette de Clèves, la duchesse de Nevers, Marguerite de Valois, Madeleine de l’Aubespine ou Hélène de Surgère. Madame Acarie, à la même époque, crée un salon religieux où se pressent, entre autres, théologiens, curés, clercs et prélats dont François de Sales ainsi que des hommes et des femmes de l’aristocratie.
À Paris, au début du xviie siècle, sous le règne d’Henri IV, les manières à la cour sont on ne peut plus grossières. Quelques aristocrates et gens de lettres, pour fuir ces manières rustres, se réunissent dans des salons. Ces cercles, la plupart du temps tenus par des femmes qui reçoivent qui elles veulent dans leur ruelle (espace situé entre le mur de leur chambre et leur lit, où elles se tiennent), réunissent des mondains et des grands esprits afin de cultiver le bon goût et le raffinement tant langagier que moral et vestimentaire. Ces salons confinés, où se rencontrent régulièrement (souvent de façon hebdomadaire) des personnalités de l’aristocratie, de la politique, des lettres et des arts pour des conversations littéraires, morales, galantes ou philosophiques, sont le lieu d’une grande effervescence intellectuelle.
L’hôtel de Rambouillet, tenu par Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet (appelée dans son salon Arthénice — anagramme de Catherine), est le salon qui connaît la plus grande longévité (1607-1660) et le cercle le plus « brillant » (Madame de Rambouillet y reçoit de grands aristocrates et intellectuels : le grand Condé, le duc de La Rochefoucauld, Vincent Voiture, Gilles Ménage, Madeleine de Scudéry et parfois Pierre Corneille, la marquise de Sévigné ou Madame de La Fayette, etc.).
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