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Résultats avec Windows Live® Search Desnos, RobertArticle
Plan de l'article
Présentation ; Un poète parisien ; Un dormeur inspiré ; Le choix de la liberté et de la diversité ; La dernière « résistance »
Desnos, Robert (1900-1945), écrivain et poète français. L’œuvre de Robert Desnos, en constant renouvellement, flirte tout autant avec le surréalisme qu’avec une poésie plus classique, et révèle un poète errant, lyrique et révolté.
Né à Paris, Robert Desnos est le fils d’un mandataire des Halles. Il grandit ainsi dans le quartier Saint-Merri auquel il se sent lié tout au long de sa vie et dont son œuvre est tout entière empreinte. Il obtient son certificat d’études en 1913 mais interrompt assez rapidement des études qui ne semblent pas lui convenir. Passionné par la littérature, il lit Hugo, Baudelaire ou encore les aventures de Fantômas. En 1916, il travaille comme commis chez un droguiste puis devient, en 1919, le secrétaire du journaliste et éditeur Jean de Bonnefon. Cette même année, quelques-uns de ses poèmes paraissent dans la revue d’avant-guarde Trait d’union ; certains révèlent un très grand modernisme proche de celui de Guillaume Apollinaire (« Prospectus »), tandis que d’autres sont d’une facture plus classique (« le Fard des Argonautes ). De 1920 à 1922, Robert Desnos effectue son service militaire au Maroc.
De retour en France en 1922, Robert Desnos fait la connaissance d’André Breton par l’intermédiaire de son ami Benjamin Péret. Le mouvement surréaliste est alors en train d’éclore. Avec ses amis André Breton, Louis Aragon, Benjamin Péret, René Crevel ou Paul Éluard, Desnos se livre sans frein aux procédés de l’écriture automatique et aux récits de rêve ; il se révèle même le plus inspiré des « dormeurs » lors des expériences de « sommeil » hypnotique menées par René Crevel. De cette période d’expérimentation verbale, la plus fameuse est « Rrose Sélavy » (1922-1923), inspirée par l’« altière égo » de Marcel Duchamp que Robert Desnos considère comme son initiateur (« Rose aisselle a vit. / Rrose, essaie là, vit. / Rôts et sels à vie. Rose S, L, have I. /Rosée, c’est la vie. […] Rrose est-ce aile, est-ce elle ? / Est celle / AVIS »). En 1924, dans le Journal littéraire, Breton déclare : « Le surréalisme est à l’ordre du jour et Desnos est son prophète. ». En 1926, Desnos publie « À la mystérieuse », poème qui se révèle être l’une des plus belles illustrations de l’image poétique telle que la définit et l’exalte le surréalisme. Il est également l’auteur de romans, Deuil pour deuil (1924), la Liberté ou l’Amour (1927), proses poétiques qui sont autant de traversées des domaines du rêve, rapportées — selon le mot de Breton — sous « dictée psychique ». De 1924 à 1929, il est rédacteur pour la revue la Révolution surréaliste et, parallèlement, cumule toutes sortes de petits métiers, notamment coursier puis journaliste au journal Paris-soir.
Fondamentalement libertaire, Robert Desnos ne peut suivre l’évolution politique du surréalisme, engagé auprès du Parti communiste à partir de 1926. En 1930, la rupture avec Breton est consommée ; elle est officialisée par Desnos dans un pamphlet collectif dirigé contre Breton (« Un cadavre ») ; ce dernier la confirme dans le Second Manifeste du surréalisme. André Breton reproche à Robert Desnos son trop grand engagement dans le journalisme et « sa grande complaisance envers lui-même » mais aussi la forme trop classique et lyrique que prend désormais son œuvre, notamment dans son poème « The Night of Loveless Nights » (1930). Après cette rupture, Desnos revendique son besoin de liberté et reste en marge de tout mouvement littéraire. C’est aussi à cette époque qu’il fait la connaissance de sa future femme Youki. En 1930 paraît Corps et Biens, recueil qui regroupe l’ensemble de ses poèmes parus jusqu’alors dans des revues. Il se passionne pour le cinéma et écrit de nombreux scénarios comme il l’avait déjà fait, en 1924, pour l’Étoile de mer de Man Ray (ses textes cinématographiques sont rassemblés en 1966 dans Cinéma). En 1932, grâce à Paul Deharme, il découvre aussi le monde de la radio. Il compose alors des poèmes radiophoniques (notamment « la Grande Complainte de Fantômas », avec la musique de Kurt Weill et sous la direction dramatique d’Antonin Artaud, 1933) et écrit, avec son ami Alejo Carpentier, une multitude de slogans publicitaires et de nombreuses chansons. En 1934, il publie un recueil hors commerce, les Sans Cou. Il écrit aussi de nombreux albums et poèmes pour enfants.
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