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  • Fargue (Léon-Paul)

    biographie leon-paul fargue ... Fargue, Léon-Paul (1876-1947), poète français. Fils d'un ingénieur qui ne le reconnut légalement qu'à l'âge de seize ans —frustration dont ...

  • Léon-Paul Fargue

    Paris, 1876 - Paris, 1947. Société des lecteurs de Léon-Paul Fargue : Statut : Loi 1901 Création: 5 juillet 1995 Cotisation annuelle: 23 € (France) ; 26 ...

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Fargue, Léon-Paul

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Léon-Paul FargueLéon-Paul Fargue
Plan de l'article
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Présentation

Fargue, Léon-Paul (1876-1947), poète français dont l’œuvre évoque principalement la nostalgie et le Paris de la première moitié du xxe siècle.

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« Je suis arrivé tout nu, sans tatouages cosmiques »

Né à Paris d’une mère couturière et d’un père ingénieur qui ne le reconnaît que seize ans plus tard, Léon-Paul Fargue connaît une enfance marquée par le mystère qui entoure l’union illégitime de ses parents. Il souffrira d’ailleurs de cette frustration toute sa vie, se réfugiant très vite dans les livres.

D’abord placé dans une institution de la rue Montaigne, il poursuit ses études au collège Rollin, avec Stéphane Mallarmé comme professeur d’anglais, puis entre au lycée Janson-de-Sailly. Il passe brillamment les épreuves du baccalauréat de lettres et entre en khâgne au lycée Henri IV, où Henri Bergson enseigne la philosophie.

Ses parents le voient déjà normalien mais il préfère vivre en dilettante. Passionné de poésie, de piano et de peinture, il devient noctambule et arpente le Paris de la Belle Époque. À 20 ans, il fréquente Paul Claudel, Paul Valéry, André Gide, Claude Debussy, Henri de Régnier, Pierre Bonnard et surtout Alfred Jarry, qui le convainc de publier.

Quelques poèmes paraissent dans L’Art littéraire en 1894. Tancrède, son premier « roman lyrique », est édité en 1895. Il adopte alors la prose concise ou le vers libre, exprimant sa tristesse avec une simplicité émouvante et un lyrisme toujours contenu. Perfectionniste à l’extrême, il écrit beaucoup mais refuse le plus souvent de publier : « Il faut que chaque mot qui tombe soit le fruit bien mûr de la succulence intérieure, la goutte qui glisse du bec de la bécasse à point. »

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« Tout a pour but la solitude »

En 1909, la mort de son père, qu’il vit comme un véritable drame, confère à ses textes une mélancolie pesante, où la tendresse se mêle aux affres de la solitude, et dont témoignent Poèmes (1912) et Pour la musique (1914).

Mobilisé en 1914 mais réformé après trois mois, Léon-Paul Fargue fréquente Louis Aragon et André Breton mais ne se sent jamais vraiment concerné par l’expérience surréaliste. En 1924, il dirige la revue Commerce avec Valery Larbaud. Dans une langue riche d’images insolites et de trouvailles parfois cocasses, toujours limpide et chaleureuse, il privilégie les motifs les plus simples, comme les souvenirs d’enfance, les objets du quotidien, ou s’invente un monde selon ses visions cosmiques et oniriques (Vulturne, 1928).

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Le « piéton de Paris »

Léon-Paul Fargue demeure avant tout le poète de Paris, qu’il a peu quittée. En 1932, le prix de la Renaissance lui est décerné pour D’après Paris et, en 1939, il publie Le Piéton de Paris, son plus grand succès, qui lui donne son surnom. Brillant chroniqueur de la société parisienne du début du siècle, il célèbre la capitale, ses rues, ses habitants et ses artistes. En 1941, il publie Haute Solitude, considérée comme une œuvre majeure. Frappé d’hémiplégie en 1943, il est soigné avec dévouement par sa femme, le peintre Chérianne. Il ne sort plus mais reçoit beaucoup. Son lit devient son écritoire. Il y meurt en 1947, après avoir publié ses dernières œuvres : la Lanterne magique (1944), Méandres (1947) et Portraits de famille (1947).

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