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Aznavour, Charles

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Charles AznavourCharles Aznavour
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Présentation

Aznavour, Charles (1924- ), auteur, compositeur, interprète et comédien français.

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Remarqué par Édith Piaf

Né à Paris, d’origine arménienne, enfant de l’exil et de la pauvreté, Varenagh Aznavourian, dit Charles Aznavour, fréquente l’École du spectacle et commence à chanter et à jouer la comédie dès l’âge de neuf ans. En compagnie de sa sœur Aïda, il se produit dans les fêtes arméniennes et remporte de nombreux crochets (concours) dans les grands cafés. À partir de 1941, il monte, avec Pierre Roche, un duo fortement inspiré de celui formé par Charles Trenet et Johnny Hess. Dans un premier temps, Aznavour n’écrit que les textes, Roche se chargeant de la musique. Une de leurs premières chansons, « J’ai bu », chantée par Georges Ulmer, remporte le grand prix du disque en 1947. Remarqué par Édith Piaf, le duo l’accompagne aux États-Unis et au Canada où Roche finit par s’établir. Poussé par la « môme », Aznavour décide de tenter l’aventure en solo.

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Une carrière exemplaire

Ses débuts comme chanteur sont difficiles, mais l’auteur-compositeur s’impose rapidement comme l’un des plus talentueux de sa génération, par le biais d’interprètes tels qu’Édith Piaf (« Jézébel »), Eddie Constantine (« Et bâiller et dormir ») ou Juliette Gréco (« Je hais les dimanches »). Celui que la critique surnomme fielleusement « l’enroué vers l’or » connaît enfin son premier succès personnel avec « Sur ma vie », à l’Olympia, en 1954. Succès bientôt confirmé avec « Je m’voyais déjà », créé à l’Alhambra au cours d’une série de représentations exceptionnelles qui feront de lui une vedette consacrée. En 1963, il triomphe à Carnegie Hall, et la presse new-yorkaise salue en lui « l’événement vocal le plus important des temps nouveaux ». Deux ans plus tard, il présente un one-man-show de trente chansons à l’Olympia, tandis qu’au Châtelet son opérette Monsieur Carnaval (livret de Frédéric Dard) se joue à guichets fermés. Sa voix « blessée » est enfin acceptée et admirée comme l’expression du malheur, du mélodrame et de la passion. Celle aussi d’une certaine sensualité à laquelle le public féminin ne reste pas indifférent.

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Un ambassadeur de la chanson française

Dans les décennies qui suivent, Charles Aznavour conforte son statut de vedette internationale, se produisant dans le monde entier et enregistrant souvent dans la langue du pays où il se trouve (disques en anglais, allemand, espagnol, italien, japonais, arménien, etc.). Son œuvre est immense, tant par sa qualité que par sa quantité ; car malgré son énorme succès, Charles Aznavour n’a jamais cessé d’écrire pour d’autres interprètes. Lui-même a chanté parfois les textes d’autres auteurs (Jacques Plante, Françoise Dorin, Robert Gall, Florence Véran…) ou les mélodies de son beau-frère Georges Garvarentz, lorsqu’il n’écrivait pas lui-même paroles et musiques. Parmi les titres phares de son répertoire, on retiendra : « Tu t’laisses aller », « la Mamma », « Ils sont tombés », « la Bohème », « Hier encore », « Que c’est triste, Venise », « Autobiographie », « Comme ils disent », « Emmenez-moi », « les Plaisirs démodés », « Non, je n’ai rien oublié », « les Comédiens », « Mon émouvant amour ».

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