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Résultats avec Windows Live® Search Bécaud, GilbertArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une succession de rencontres capitales ; Un concert « historique » à l’Olympia ; Une popularité intacte, malgré l’adversité ; Un artiste devenu incontournable ; Un artiste volontaire et généreux
Bécaud, Gilbert (1927-2001), auteur, compositeur et interprète français, dont le style dynamique lui a valu le surnom de « Monsieur 100 000 volts ».
Né à Toulon (Var) dans une famille de commerçants, Gilbert Bécaud, de son vrai nom François Silly, participe à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale avant de se lancer dans la musique. Il suit alors une formation classique au conservatoire de Nice, puis accompagne un temps Jacques Pills, mari d’Édith Piaf, et compose ses premières chansons sur des textes de Louis Amade. En 1952, François Silly prend définitivement le nom de Gilbert Bécaud. La rencontre de Pierre Delanoë constitue une étape décisive dans sa carrière : leur première chanson, « Mes mains » (1953), est un succès immédiat.
Ainsi, en février 1955, lorsqu’il passe pour la première fois à l’Olympia en tant que vedette, Gilbert Bécaud est déjà la coqueluche d’un public jeune, particulièrement friand de ses rythmes entraînants souvent inspirés de la musique latino-américaine et qui lui valent le surnom de « Monsieur 100 000 volts ». Le concert suscite un tel enthousiasme que les spectateurs brisent les sièges de la salle de spectacle, une première en France, et un événement largement relayé par les médias. Fort de cet engouement parfois incontrôlé, Gilbert Bécaud entame une carrière internationale qui le conduit sur toutes les scènes du monde et lui ouvre les portes de l’univers du cinéma — ses rôles sont toutefois limités et marginaux par rapport à ses activités musicales.
En 1961, la chanson « Et maintenant » confirme sa notoriété grandissante. Reprise par Frank Sinatra notamment sous le nom de « What Now My Love », cette composition demeure aujourd’hui encore l’une des plus connues de son répertoire. Le début des années 1960 est toutefois marqué par l’avènement de la génération des yé-yé (voir chanson française), ce qui contraint Gilbert Bécaud à se renouveler ; auteur pour des chanteurs tels que Richard Anthony ou Hervé Vilard, il parvient à ne pas se faire oublier. Le triomphe que connaît « Nathalie » en 1964 favorise par ailleurs une reconnaissance publique qui fait de Gilbert Bécaud une « référence » de la chanson française. Particulièrement populaire lorsqu’il interprète de sa voix forte et chaleureuse les chansons sentimentales sur lesquelles repose sa renommée, il convainc moins lorsqu’il s’essaie à la « grande » musique : la cantate l’Enfant à l’étoile (1960) et l’Opéra d’Aran (1962) ne rencontrent qu’un succès relatif. De même, son soutien explicite au général de Gaulle dans la chanson « Tu le regretteras » (1965), en pleine période électorale, est mal perçu et peu apprécié.
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