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Résultats avec Windows Live® Search Gainsbourg, SergeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les débuts chansonniers et yé-yé ; L’explosion psychédélique ; Les chefs-d’œuvre : l’Histoire de Mélody Nelson et l’Homme à la tête de chou ; Maturité et consécration
Gainsbourg, Serge (1928-1991), auteur, compositeur et interprète français au style caustique et provocateur.
Né à Paris, fils d’émigrés russes, Gainsbourg, de son vrai nom Lucien Ginzburg, fait tout d’abord ses études aux Beaux-Arts. Il peint et travaille comme pianiste de bar, puis chante ses premières chansons dans les cabarets parisiens, aidé par Jacques Canetti, qui a décelé en lui un talent hors normes. En 1958, « le Poinçonneur des Lilas » le révèle au grand public (il obtient le grand prix de l’académie Charles-Cros). Il sort alors ses premiers albums, marqués par un jazz tropical alors très en vogue et des textes acerbes truffés d’allusions grivoises et sensuelles, et qui, à cette époque, plus que le public, séduisent un grand nombre d’interprètes (Boris Vian, Catherine Sauvage, Patachou, entre autres). Il mène dès lors une double carrière, écrivant pour les autres, Juliette Gréco, Michèle Arnaud, Régine, Petula Clark, France Gall (« Poupée de cire, poupée de son », grand prix de l’Eurovision en 1966 ; ce succès phénoménal l’introduit dans le monde du show business), tout en enregistrant ses propres disques, qui font le bonheur d’un public choisi.
Après la vogue yé-yé, à laquelle il a comme tout le monde sacrifié (« les Sucettes »), il s’engouffre vers le milieu des années soixante, avant les autres, dans la voie « psychédélique » ouverte par Londres et la Californie, mais qu’il sait personnaliser et faire évoluer vers des orchestrations plus ambitieuses, mêlant cordes et basses très amples. S’ouvre alors pour lui une période d’intense créativité, qui dure une dizaine d’années et au cours de laquelle il multiplie les collaborations et les projets (chansons, concept-albums, films, etc.). De cette époque sont sortis ce qu’aujourd’hui on s’accorde à considérer comme ses meilleurs titres et albums. Citons pêle-mêle « Qui est in ? Qui est out ? », « Initials B.B. », « Contact », « Bonnie and Clyde », « Harley Davidson » (avec Brigitte Bardot), « 69 année érotique », Je t’aime, moi non plus, la comédie musicale Anna (avec Anna Karina et Jean-Claude Brialy), etc.
En 1969, la rencontre de Jane Birkin, avec laquelle il forme un couple qui défraie la chronique des scandales — la chanson comme le film Je t’aime moi non plus provoquent un tollé —, lui inspire deux albums conceptuels, deux chefs-d’œuvre : l’Histoire de Mélody Nelson (1971) et l’Homme à la tête de chou (1976), qui tous deux, en une poésie susurrée plus que chantée, narrent les déboires amoureux d’un homme avec une jeune femme (Mélody ou Marilou), thème récurrent chez cet artiste de l’autodérision, qui n’a cessé de se gausser de sa propre laideur (« Oh ! qu’il est vilain ! », chanté par Brigitte Bardot).
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