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  • Gaston MONTÉHUS

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Montéhus

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Montéhus (1862-1952), chansonnier anarchiste, auteur à la fois le plus connu et le plus anonyme de la chanson politique.

Né à Paris sous le nom de Gaston Brunschwig, Montéhus se fait connaître par Gloire au 17e (1908, sur une musique de R. Chantegrelet et des paroles de P. Doubis), qui sera chantée des centaines de fois par des millions de manifestants, tout comme le Chant des jeunes gardes. Quant à la Butte rouge, reprise par Yves Montand, elle fait désormais partie du patrimoine de la chanson française.

Dans Gloire au 17e (« Salut, salut à vous, braves soldats du 17e, salut braves pioupious, chacun vous admire et vous aime, etc. »), il rend hommage aux soldats du 17e régiment de ligne qui, en juin 1907, se sont mutinés en refusant de tirer sur une manifestation de vignerons. Montéhus devient alors le chanteur engagé le plus populaire, quoiqu’un peu démagogue, du début du siècle, lançant dans les cabarets ses brûlots révolutionnaires (Y’a qu’des honnêtes gens dans l’gouvernement). Il épouse cependant, comme beaucoup, la cause nationaliste pendant la Première Guerre mondiale, appelant dans sa Lettre d’un socialo, sur l’air du Clairon de Déroulède, à chanter la Marseillaise plutôt que l’Internationale tant que dure le conflit, puis revient après l’armistice à son répertoire habituel. Mais il cesse de convaincre, et son public de prédilection, la classe ouvrière, lui tourne alors le dos.

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