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Résultats avec Windows Live® Search Morand, PaulArticle
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Présentation ; « J’ai l’âge de la Tour Eiffel. Nous sommes jumeaux » ; « L’âge snob » ; Le diplomate de Vichy ; La réhabilitation ; « Le romancier du moment »
Morand, Paul (1888-1976), diplomate et homme de lettres français, surnommé le « globe-trotter de la littérature ».
Né à Paris, Paul Morand est issu d’une famille aisée. Son père, Eugène Morand, est un peintre et un auteur dramatique qui a notamment écrit des pièces pour Sarah Bernhardt. Après des études au lycée Carnot, Paul Morand échoue aux épreuves du baccalauréat de philosophie. Avec l’aide de Jean Giraudoux, son nouveau précepteur, il se représente et obtient son diplôme, grâce auquel il peut s’inscrire à l’École des sciences politiques et à la faculté de droit. En 1913, il est reçu premier au concours des ambassades et embrasse une carrière de diplomate. Quand la guerre éclate, il est mobilisé au 4e Zouave, avant d’être envoyé à Londres comme attaché d’ambassade.
Sa nouvelle affectation lui permet de venir souvent à Paris, où il fréquente les salons, fait connaissance avec Marcel Proust, se lie avec la princesse Soutzo, sa future épouse, rencontre Jean Cocteau et Darius Milhaud. Il fait une entrée remarquée dans le monde littéraire avec son premier recueil de poèmes, Lampes à arc (1919), bientôt suivi de Feuilles de température (1920). L’année suivante, il publie des nouvelles, Tendres Stocks, préfacées par Marcel Proust. Mais c’est surtout avec Ouvert la nuit (1922) et Fermé la nuit (1923) que Paul Morand connaît le succès des forts tirages. En congé à partir de 1925, il cultive sa passion pour les voyages. L’Europe galante (1926), New York (1930) et Londres (1933) saisissent l’inquiétude perceptible dans le monde de l’entre-deux-guerres.
En 1938, il reprend du service aux Affaires étrangères et approuve les accords de Munich. Après un passage à Vichy en 1940, il revient à Paris et publie l’Homme pressé (1941). Il représente la France à Bucarest en 1943, puis à Berne en 1944. Révoqué à la Libération, il vit en exil en Suisse. C’est le début d’une retraite extrêmement féconde sur le plan littéraire.
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