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  • Nodier (Charles)

    biographie charles nodier ... Nodier, Charles (1780-1844), écrivain français qui fit de son salon le centre du mouvement romantique.

  • Charles Nodier

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  • Lycée Charles Nodier - Dole

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Nodier, Charles

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Charles NodierCharles Nodier

Nodier, Charles (1780-1844), écrivain français qui fit de son salon le centre du mouvement romantique.

Marqué sans doute par le spectacle de la Terreur et par des drames personnels (la femme qu'il aimait mourut un an après leur rencontre, il fut emprisonné pour avoir écrit un pamphlet contre Napoléon puis participa à un complot manqué qui l'obligea à s'exiler), Nodier fut toute sa vie imprégné de ce pessimisme, dans lequel le romantisme français trouva ses racines.

Il publia en 1806 les Tristes, ou Mélanges tirés des tablettes d'un suicidé avant de devenir, en 1813, bibliothécaire à Laibach (aujourd'hui Ljubljana), capitale des provinces illyriennes de l'Empire, où il s'initia aux légendes sur les vampires. Ce folklore slovène ainsi que les thèmes des romans gothiques anglais, alors très en vogue, alimentèrent ses premiers récits fantastiques (Jean Sbogar, 1818 ; Smarra ou les Démons de la nuit, 1821 ; Trilby ou le Lutin d'Argail, 1822) et ses pièces de théâtre (le Vampire, 1820 ; Bertram ou le Château de Saint-Aldobrand, 1821).

Parallèlement, Nodier mena une œuvre de philologue (Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises, 1808 ; Archéologue, ou Système universel et raisonné des langues, 1809 ; Examen critique des dictionnaires de langue française, 1828) et d'historien (les Philadelphes. Histoire des sociétés secrètes de l'armée, 1815), ce qui lui valut d'être nommé bibliothécaire à l'Arsenal, charge qu'il occupa de 1824 à sa mort. Son salon fut dès lors le siège de la nouvelle école romantique, avant que Victor Hugo en prenne définitivement la tête.

Les récits qu'il publia ensuite (Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, 1830 ; la Fée aux miettes, 1832 ; Jean-François les Bas-Bleus, 1832 ; Inès de Las Sierras, 1837 ; Franciscus Columna, 1844), en même temps qu'ils confirmaient sa réputation de conteur fantastique, visaient à illustrer cette idée selon laquelle l'homme vit constamment entre deux monde, la terre n'étant pour lui qu'un « lieu de passage ». Son intérêt pour le phénomène du rêve s'était d'ailleurs déjà manifesté dans un essai (De quelques phénomènes du sommeil, 1831), qui exerça une influence sur certains auteurs de sa génération, dont Gérard de Nerval.

Reconnu par tous, fondateur du Bulletin du bibliophile, rallié à la monarchie de Juillet, Nodier fut élu à l'Académie française en 1833.

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