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Résultats avec Windows Live® Search Becker, JacquesArticle
Becker, Jacques (1906-1960), réalisateur français. Né à Paris, Jacques Becker appartient à une riche famille bourgeoise et devient très tôt un des collaborateurs réguliers de Jean Renoir. Il réalise même pour lui plusieurs épisodes de la Vie est à nous (1936). Il cosigne également avec Pierre Prévert le Commissaire est bon enfant (1934) et le Gendarme est sans pitié (1934), d'après les pièces de Georges Courteline. Après un long métrage terminé et signé par Jean Stelli, l'Or du Cristobal, 1939), il devient metteur en scène à part entière avec un film policier dynamique interprété par Raymond Rouleau, Dernier Atout (1942), mais s'impose surtout avec son adaptation magistrale d'un roman de Pierre Véry, Goupi Mains rouges (1943), puis avec un drame dans le milieu de la haute couture, Falbalas (1945), toujours avec Raymond Rouleau. Après la Seconde Guerre mondiale, il tourne plusieurs comédies — Antoine et Antoinette (1947), Rendez-vous de juillet (1949), Edouard et Caroline (1951) et Rue de l'estrapade (1953) — qui le distinguent comme le cinéaste français par excellence. Son goût pour l'observation de la société d'après la Libération, son regard sur ses personnages, son talent dans la direction d'acteurs et l'équilibre parfait entre la justesse psychologique des dialogues et la minutie de sa mise en scène caractérisent cette série qui met en scène diverses classes sociales. Avec Casque d'or (1951), où Simone Signoret incarne avec génie une célèbre prostituée, il réalise une chronique rigoureuse et poétique des bas-fonds parisiens en 1900. Il signe ensuite le prototype du film noir français, Touchez pas au grisbi (1954), d'après le roman d’Albert Simonin, film qui relance la carrière de Jean Gabin. Après Ali Baba et les quarante voleurs (1954), une farce tournée pour Fernandel, et une adaptation de Maurice Leblanc, les Aventures d'Arsène Lupin (1957), avec Robert Lamoureux dans le rôle du gentleman cambrioleur, il réussit avec Montparnasse 19 (1958), un mélodrame magnifique où Gérard Philipe incarne de façon pathétique le peintre Modigliani ; il meurt juste après avoir achevé le Trou (1960), dont la rigueur et la sobriété se rapprochent du style épuré de Robert Bresson.
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