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césar (cinéma)

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Cinéma : palmarès des césarsCinéma : palmarès des césars
Plan de l'article
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Présentation

césar (cinéma), distinction honorifique décernée chaque année dans plusieurs disciplines cinématographiques par un jury composé de professionnels.

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Objectifs et fonctionnement de la cérémonie des césars

La cérémonie des césars est destinée, à l’instar des oscars hollywoodiens, à la promotion du cinéma national et au couronnement des meilleurs travaux de l’année. Le nom vient du sculpteur César, qui a créé la statuette remise aux lauréats.

L’Académie des arts et techniques du cinéma sélectionne dans un premier temps ce qu’elle considère comme les films les plus importants de l’année écoulée, puis les vainqueurs sont désignés lors de la cérémonie elle-même, qui a lieu le plus souvent à la fin du mois de février ou au début du mois de mars. Les disciplines représentées couvrent l’essentiel des métiers du cinéma : sont récompensés le meilleur film, le meilleur réalisateur, la meilleure actrice, le meilleur acteur, la meilleure actrice dans un second rôle, le meilleur acteur dans un second rôle, le meilleur espoir féminin, le meilleur espoir masculin, le meilleur scénario, le meilleur premier film, la meilleure photo, le meilleur montage, le meilleur son, la meilleure musique, les meilleurs costumes, les meilleurs décors, le meilleur film étranger, le meilleur film de l’Union européenne et le meilleur court métrage.

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Histoire et palmarès des césars

Née en 1976 à l’initiative de Georges Cravenne (secrétaire général de l’Académie des arts et techniques du cinéma), la cérémonie des césars est placée sous le haut patronage du ministère de la Culture.

Depuis leur apparition, les césars ont principalement couronné des films populaires : le Vieux Fusil (lauréat en 1976) de Robert Enrico, la Balance (1983) de Bob Swain, les Ripoux (1985) de Claude Zidi, Trois Hommes et un couffin (1986) de Coline Serreau, Cyrano de Bergerac (1990) de Jean-Paul Rappeneau ou encore le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2002) de Jean-Pierre Jeunet. Ainsi, une place réduite a été accordée à des œuvres plus « ambitieuses » — Providence (1977) ou Smoking / No Smoking (1994) d’Alain Resnais, Thérèse (1987) d’Alain Cavalier, Lady Chatterley (2007) de Pascale Ferran —, aux cinéastes de la « jeune » génération — les Nuits fauves (1993) de Cyril Collard, la Haine (1996) de Matthieu Kassowitz ou l’Esquive (2005) d’Abdellatif Kechiche — ou à des premières œuvres — la Vie rêvée des anges (1999) d’Érik Zonka.

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Impact des césars

Soutenues par ce qu’il est convenu d’appeler « l’effet césar », les œuvres primées connaissent le plus souvent — plusieurs mois après leur sortie — un regain d’intérêt auprès du public. De même, les jeunes comédiens ayant obtenu une distinction en tant que meilleur espoir ont généralement confirmé cette reconnaissance et sont pour la plupart devenus célèbres : Sandrine Kiberlain, par exemple, récompensée en 1996 pour En avoir (ou pas) de Laetitia Masson, a par la suite été nominée à plusieurs reprises pour le césar de la meilleure actrice ; de même, Mathieu Amalric, lauréat en 1997 pour Comment je me suis disputée… d’Arnaud Desplechin, a reçu le césar du meilleur acteur en 2005 pour Rois et reine.

Les césars ont toutefois souvent été l’occasion de polémiques, notamment relatives au système de vote excluant le public ou à l’autocélébration du microcosme cinématographique français. Ces critiques ont été régulièrement émises par certains réalisateurs ou acteurs ironisant sur le manque de pertinence d’une cérémonie coupée de la réalité quotidienne du cinéma français.

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