![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Renard, JulesArticle
Plan de l'article
Présentation ; « Mes mots feront fortune, pas moi » ; « Tout le monde ne peut pas être orphelin » ; « Ce petit coin de terre contient toute ma vie » ; « Je lis des pages de ce journal : c’est tout de même ce que j’aurai fait de mieux et de plus utile dans ma vie »
Renard, Jules (1864-1910), écrivain français, auteur de récits réalistes et tendres, qui a publié par ailleurs un célèbre Journal.
Né à Chalons-du-Maine, près de Laval, Jules Renard grandit dans la Nièvre, à Chitry-les-Mines. Dès 1881, il fait de Paris sa résidence principale. Il fréquente les cafés littéraires, écrit des chroniques pour des revues, mais vit dans la misère. Le manque d’argent ne gêne pas Jules Renard, pour qui l’écriture prime sur tout. Son mariage améliore sa situation financière et lui permet de participer à la création de la revue le Mercure de France, qui publie des extraits de ses Sourires pincés (1890). Deux ans plus tard, il publie un court roman, l’Écornifleur, qui met en scène un jeune intellectuel parasite, semant le trouble dans une famille bourgeoise. Son succès lui ouvre les portes de plusieurs journaux parisiens. Il s’attaque à un nouveau roman.
Poil de carotte paraît en 1894. Ce récit autobiographique retrace l’enfance malheureuse de François Lepic, souffre-douleur et dernier d’une famille de trois enfants, ballotté entre une mère despotique et un père résigné. Face aux humiliations et aux corvées perpétuelles, il apprend à être hypocrite, menteur, sournois, et parfois cruel. Jules Renard dresse un portrait sombre et sans concession de l’enfance, même si le roman est émaillé de nombreux traits d’humour. Au moment où il rédige le roman, il écrit dans son journal : « L’enfant, Victor Hugo et bien d’autres l’ont vu ange. C’est féroce et infernal qu’il faut le voir. […] L’enfant est un petit animal nécessaire. Un chat est plus humain. »
Jules Renard est un romancier du terroir. Dans Poil de carotte comme dans la plupart de ses romans, il puise son inspiration dans la campagne de sa « petite patrie », la Nièvre. Le Vigneron dans sa vigne (1894), Histoires naturelles (1896), Bucoliques (1898) ou Nos frères farouches (1908) en sont autant d’exemples. Jules Renard ne peut se défaire du pays où il a grandi, qui l’« impressionne jusqu’aux larmes ». Il y retourne très souvent, y loue une maison, puis devient maire de Chitry en 1904. Au cours de ses fréquentes visites, il se promène, observe la nature et les paysans. Il en tire des portraits sarcastiques et ironiques, souvent empreints de tendresse.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |