![]() Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Delvaux, André et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Delvaux, André |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Delvaux, AndréArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une formation atypique, une approche différente du cinéma ; Aux confins du fantastique, une autre réalité
Delvaux, André (1926-2002), documentariste et réalisateur de cinéma belge. Révélé par des films oniriques et mystérieux, André Delvaux s’est imposé comme l’un des ambassadeurs du cinéma belge en élargissant son champ d’action à d’ambitieuses adaptations d’œuvres littéraires et en conduisant une réflexion originale sur les singularités de son pays.
Né à Heverlee (à proximité de Louvain), André Delvaux étudie la philologie germanique et le droit à l’université libre de Bruxelles, mais également le piano et la composition au conservatoire. Familier de la Cinémathèque royale de Belgique, il aborde l’univers cinématographique en accompagnant au piano des projections de films muets. Professeur de langue et de littérature à l’université de Schaerbeek, il crée une classe de cinéma, puis il réalise quelques courts métrages et une série de documentaires sur des cinéastes (Jean Rouch, Federico Fellini) pour la télévision belge.
L’Homme au crâne rasé (De man die zijn haar kort liet knippen, 1965) est le premier long métrage d’André Delvaux ; il révèle son talent iconoclaste, d’inspiration surréaliste, au public international. Un soir, un train (1968, avec Yves Montand et Anouk Aimée), adaptation d’une nouvelle de l’écrivain Johan Daisne, poursuit le cycle dit du « réalisme magique » ; le cinéaste y sonde les limites du réel et de l’imaginaire et développe une thématique articulée autour de la notion d’inquiétante étrangeté, où se croisent notamment le désir et la mort. Rendez-vous à Bray (1971) — d’après le Roi Cophetua de Julien Gracq, avec Anna Karina et Matthieu Carrière, prix Louis Delluc en 1972 — et Belle (1973) dévoilent un univers plus intimiste. Benvenuta (1983, avec Fanny Ardant et Vittorio Gassman) souligne quant à lui la fascination du cinéaste pour les jeux de miroir. Par la suite, André Delvaux s’interroge sur la Belgique, plus particulièrement sur son histoire (Femme entre chien et loup / Een vrouw tussen trond en wolf, 1979) et sa culture (Babel Opera, 1985). Son dernier film est l’adaptation du livre de Marguerite Yourcenar, l’Œuvre au noir (1988), avec Gian Maria Volonté et Sami Frey.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |