Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Rutebeuf

Résultats avec Windows Live® Search

  • Librairie Rutebeuf (Livres Anciens & Modernes / Rare & used Books)

    Livres anciens et modernes, rares, epuises ou d'occasion en philosophie, histoire des sciences et des religions, sociologie, ethnologie, linguistique, histoire, arts, etc.

  • Rutebeuf - Wikipédia

    Poète du Moyen-Âge, Rutebeuf (né à une date inconnue, dans les premières décennies du XIII e siècle, avant 1230 - mort v. 1285), doit probablement son nom au surnom ...

  • Poésie, La Complainte de Rutebeuf

    Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Rutebeuf

Article
Médias
Rutebeuf, la Grièche d'hiverRutebeuf, la Grièche d'hiver
Plan de l'article
1

Présentation

Rutebeuf (XIIIe siècle), poète et écrivain français, auteur de fabliaux propagandistes et satiriques qui s’opposent à la tradition de la poésie courtoise des trouvères, dont il rejette les thèmes et le style raffiné.

2

Un poète engagé

Seuls certains vers de ses œuvres composées entre 1250 et 1285 permettent de déduire et de reconstituer des étapes de sa vie. D’origine champenoise, Rutebeuf vit probablement à Paris où, même s’il a bénéficié d’une formation de clerc, il mène une vie de ménestrel (ou jongleur) professionnel. Porte-parole et témoin public, il met son talent de poète au service de causes variées dont celle de l’Université qui traverse, entre 1252 et 1259, une crise opposant les maîtres « séculiers » et les « réguliers des ordres mendiants », en rédigeant, entre 1255 et 1259, deux poèmes véhéments : Discorde de l’Université et des Jacobins et Des ordres de Paris, où il accuse les moines de pervertir l’Église et sa pensée par une soif de puissance dissimulée. Il attaque aussi, au nom de sa condition d’artiste pauvre, l’influence de la papauté sur le pouvoir royal et l’enseignement religieux qui, en prônant l’austérité, menacent ses activités de ménestrel et favorisent l’éclatement de la société médiévale. Il poursuit sa dénonciation des faiblesses du siècle dans la Bataille des vices contre les vertus et le Dit d’hypocrisie. Il s’exprime enfin en faveur de la croisade de Louis IX en Orient, dénonçant ceux — chevaliers et princes — qui rechignent à y prendre part, mais encore et surtout les moines, accusés de s’enrichir au nom de la Terre sainte.

3

La litanie du pauvre

Mais il chante surtout l’infortune de sa condition de ménestrel, précaire, malaisée et aliénante, sa détresse personnelle aussi, d’homme mal marié, joueur et abandonné de tous, dans une série de complaintes lyriques : le Mariage Rutebeuf, la Complainte Rutebeuf, la Grièche d’hiver, la Grièche d’été, la Pauvreté Rutebeuf, la Repentance Rutebeuf (environ 1260-1262), où il s’analyse dans une exhibition dramatique de lui-même, n’excluant cependant ni le rire ni la satire.

On lui connaît également une production hagiographique : des biographies de saintes, comme celles de Marie l’Égyptienne ou d’Élisabeth de Hongrie, et une pièce de théâtre parabolique, le Miracle de Théophile (1263), qui apparaît comme un credo (ou une requête ?) ; reflet d’une conscience ébranlée, le monde y est en effet décrit et analysé comme déloyal et perverti, en proie à l’instabilité à laquelle le condamne fatalement la bataille du bien et du mal.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2009 Microsoft