![]() Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Saint-Amant, Antoine Girard, sieur de |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Saint-Amant, Antoine Girard, sieur deArticle
Plan de l'article
Saint-Amant, Antoine Girard, sieur de (1594-1661), poète français dont l’œuvre reflète à la perfection l’esthétique baroque.
Né à Quevilly, près de Rouen, dans une famille de marchands protestants, Antoine Girard reçoit une éducation solide, brille particulièrement dans la pratique des langues étrangères et s’anoblit lui-même, prenant le titre de sieur de Saint-Amant. Longtemps protégé par le duc de Retz, il fréquente les salons de l’hôtel de Rambouillet, puis l’hôtel de Liancourt, après sa conversion au catholicisme. Il participe aussi à de nombreuses expéditions militaires en Italie, en Angleterre et en Espagne. Il inaugure sa carrière poétique dans le sillage de Théophile de Viau, prolonge la tradition littéraire de François Rabelais et Clément Marot, et est l’initiateur d’un style qualifié de « burlesque ».
En 1619, il publie son premier long poème (200 vers), l’Ode à la solitude. Ses pièces les plus connues paraissent dans ses Œuvres. Certains poèmes sont inspirés des nombreux voyages qu’il a entrepris très jeune, telle la Rome ridicule (1643). Son souci est de séduire le public bourgeois et noble, tout en conservant son originalité. Il aborde ainsi dans son œuvre, entièrement vouée à la poésie, souvent gaie, des registres multiples — de l’épique (le Moïse sauvé, 1653) au comique, de l’héroïque au satirique — et différents thèmes — poèmes amoureux, descriptions, louanges —, avec une maîtrise remarquable de la langue française dans toute sa variété. Reçu en 1634 à l’Académie française (voir Institut de France), il travaille à la partie « comique » du dictionnaire. Au nom du plaisir et de la diversité, il refuse de se plier aux règles d’un idéal poétique et aux limites que fixe à la même époque François de Malherbe. Il offre une poésie libre, sensuelle, imaginative. Son intérêt pour la peinture le rend en outre particulièrement attentif à la description. Après 1650, lorsque le goût classique triomphe, il tombe vite dans l’oubli, pour n’être redécouvert qu’au xixe siècle.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |