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    1 : Quel est le premier film personnel de Jacques Doillon réalisé en 1974 qui lui fut inspiré d’un fait divers? “Les doigts dans la tête“

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Doillon, Jacques

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Plan de l'article
1

Présentation

Doillon, Jacques (1944- ), réalisateur, scénariste, producteur, monteur et acteur de cinéma français.

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Peintures intimistes de la vie de famille et de la femme

Né à Paris, Jacques Doillon débute au cinéma comme monteur, puis comme réalisateur de courts métrages et de films institutionnels, entre 1965 et 1971. On ne se dit pas tout entre époux (1970), inspiré du travail du dessinateur Gébé, sort en première partie de l’An 01 (1973), coréalisé avec Alain Resnais et Jean Rouch, et dont le succès permet de tourner les Doigts dans la tête (1974) : les deux films constituent une chronique douce-amère de la jeunesse des années 1970.

L’adaptation du roman de Joseph Joffo, Un sac de billes (1975), périple d’enfants juifs sous l’Occupation, convainc Jacques Doillon de tourner des sujets plus personnels. Il initie alors une série de huis clos familiaux intimistes hantés par des figures féminins uniques : Madeleine Desdevises (la Drôlesse, 1979), sauvage et fermée, et Dominique Laffin (la Femme qui pleure, 1979), font échos à Jane Birkin (la Fille prodigue en 1981, la Pirate en 1984), Ann-Gisel Glass (la Tentation d’Isabelle, 1985), Sandrine Bonnaire (la Puritaine, 1986) ou Isabelle Huppert et Bétrice Dalle (La Vengeance d’une femme, 1990). Le cinéaste organise avec un soin minutieux les éléments de sa mise en scène (mouvements de caméra épurés, ton de la voix, silence, cadence, fausse improvisation) pour agencer, à travers des couples (Comédie!, 1987) et triangles amoureux (l’Amoureuse, réalisé en 1987 et sorti en 1993), la palette contrastée des jeux de l’amour. Après l’Arbre (1982) et Monsieur Abel (1983), réalisés pour la télévision, la Vie de famille (1985), histoire d’un père et de sa fille, clôture sa série familiale sur la valse des émotions de ceux qui s’aiment et se déchirent.

3

Chroniques de l’enfance

Avec Mangui, onze ans peut-être (1985, téléfilm), Jacques Doillon s’éloigne de la peinture des amours adultes pour tracer une seconde voie, ses chroniques de l’enfance : la Fille de 15 ans (1989), le Petit criminel (1990), le Jeune Werther (1993) et Ponette (1996), une enfant confrontée à la mort de sa mère, découvrent, explorent et affrontent, à l’instar de leurs aînés, la vérité des sentiments, de même que les adolescentes de Trop (peu) d’amour (1998) et Petits frères, (1999). Après un détour par la télévision (Contre l’oubli en 1991, Un homme à la mer en 1993 et Nathalie Sarraute en 1995, réalisé en collaboration avec Françoise Dumas), Jacques Doillon retrouve le grand écran avec Carrément à l’ouest (2001), un portrait en forme de marivaudage de sa fille Lou.

Le chassé-croisé sentimental de Raja (2003) est pour sa part une — cruelle — réflexion sur le désir et la pudeur, ainsi que sur la confrontation de deux cultures (française et marocaine).

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