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Gallimard, GastonArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les débuts d’un dilettante ; L’essor de la Librairie Gallimard ; Les temps difficiles ; Continuités et relèves
La maison est rejointe par de nouveaux auteurs, comme Albert Camus, Simone de Beauvoir, René Char, Jean Genet ou Roger Nimier, et, dans le domaine étranger, par des écrivains aussi prestigieux que Boris Pasternak ou Jorge Luis Borges ; Roger Caillois et Raymond Queneau font leur entrée au comité de lecture. De nouvelles collections apparaissent, comme la Série noire, animée par Marcel Duhamel, et, parallèlement, le groupe connaît une croissance externe, avec l’absorption de maisons concurrentes (comme Denoël, Tel, Gonthier), qui gardent cependant leur autonomie éditoriale. Dans les années 1960, la maison s’ouvre aux sciences humaines, publiant Foucault, Duby, Le Roy Ladurie ou Dumézil, tandis qu’en 1971 sont créées la Bibliothèque des sciences humaines et la Bibliothèque des histoires, confiée à Pierre Nora. À partir de 1961, enfin, la Librairie Gallimard connaît une nouvelle modification de ses statuts, devenant ainsi les Éditions Gallimard, au sein desquelles, malgré la présence de son père, Claude Gallimard fait de plus en plus figure de successeur : c’est notamment lui qui rompt l’accord de distribution liant Gallimard à Hachette pour fonder son propre réseau, la Sodis. Resté président-directeur général des Éditions Gallimard jusqu’à sa mort, Gaston Gallimard, sous des dehors de très grande discrétion, figure sans doute, par ses qualités de jugement, son sens des relations humaines et la très haute idée qu’il se faisait de son métier, parmi l’un des éditeurs les plus marquants du siècle.
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