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Résultats avec Windows Live® Search Lelouch, ClaudeArticle
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Lelouch, Claude (né en 1937), acteur, scénariste, réalisateur et producteur de cinéma français. « Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n’en entendrez plus jamais parler » prédisait la critique après le premier film du jeune réalisateur en 1960. Près de quarante films plus tard, Claude Lelouch a bâti une œuvre ponctuée de réussites commerciales et populaires, mais également d’échecs retentissants, et figure toujours parmi les figures les plus marquantes du cinéma français.
Né à Paris, Claude Lelouch réalise ses premiers documentaires en 1957, puis ses premiers courts métrages, destinés au Service cinématographique des Armées, de 1957 à 1960. Il crée sa propre maison de production (Les Films 13) en 1960 et signe la même année le Propre de l’homme, son premier long métrage, influencé par la Nouvelle Vague. De 1961 à 1965, il tourne plus d’une centaine de scopitones (ancêtres des clips vidéo) et des films publicitaires. Un homme et une femme (1966) est un succès critique et populaire mondial, récompensé par la palme d’or au festival de Cannes et par deux oscars à Hollywood. Fort de ce triomphe, Claude Lelouch réalise ensuite pendant quinze ans des films dont il est l’auteur à part entière, du scénario au montage. Il aborde tous les genres : le road movie amoureux (Un homme qui me plaît en 1969 et À nous deux en 1979) ; le duo intimiste (la Bonne année en 1973, Si c’était à refaire et Vivre pour vivre en 1976) ; le film policier (le Chat et la Souris en 1975). Avec une rare vitalité et un art pour capter son temps, il réalise également des comédies couronnées de succès dans lesquelles il cerne avec humour ses personnages dans toute leur humanité : le Voyou (1970), Smic, smac, smoc (1971), L'aventure c’est l’aventure (1972), le Bon et les Méchants (1975), Robert et Robert (1978).
Ce rythme de travail particulièrement prolifique permet à Claude Lelouch de roder une méthode d’écriture cinématographique très personnelle : des tournages rapides, une « famille » de comédiens récurrents dont le réalisateur privilégie le jeu improvisé et spontané, quelques valeurs persistantes telles que le hasard, le positivisme, l’amour et l’amitié. Ces choix formels et stylistiques contribuent à la construction de films en forme de tableaux et de puzzles, voire de sagas ambitieuses qui prétendent brasser les destins individuels et l’histoire collective : Toute une vie (1974) et Un autre homme, une autre chance (1977), les Uns et les Autres (1981), Édith et Marcel (1983) ou encore la Belle Histoire (1992). Toutefois cette voie présente les défauts de son parti pris de globalité. Claude Lelouch pêche souvent par excès et simplicité, et le public boude certains de ses films jugés « boursouflés » : Mariage (1974), Édith et Marcel (1983), Un homme et une femme : vingt ans déjà (1986), la Belle Histoire (1992) ou les Misérables (1994). La confiance revient cependant avec des histoires intimistes et d’étranges télescopages : Attention bandits (1987) et surtout Itinéraire d’un enfant gâté (1988), avec un Jean-Paul Belmondo charismatique (césar du meilleur acteur), ouvrent une période favorable pendant laquelle Claude Lelouch signe une suite de comédies de mœurs énergiques (Il y a des jours et des lunes en 1990 et Tout ça… pour ça ! en 1993) et de marivaudages ironiques (Hommes, femmes : mode d’emploi en 1996 et Hasards ou coïncidences en 1998). Néanmoins, à l’exception d’un court métrage tourné dans le cadre du film collectif 11'09'01 September 11 (2002), les années 2000 commencent en creux avec les échecs successifs d’Une pour toutes (2000), And Now… Ladies & Gentlemen (2002), les Parisiens (2004) et le Courage d’aimer (2005), ces deux derniers films constituant les premiers volets d’une trilogie intitulée le Genre humain.
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