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Résultats avec Windows Live® Search Sautet, ClaudeArticle
Sautet, Claude (1924-2000), réalisateur de cinéma français, dont l’œuvre dessine une sociologie de la classe moyenne française (celle des années soixante-dix en particulier), par le biais de récits qui s’attachent à en décrire les rites, les conformismes, l’ennui ordinaire, mais aussi les blessures cachées. Né à Montrouge, Claude Sautet se dirige vers la réalisation après des études à l’École des arts décoratifs de Paris. Ses premiers longs-métrages sont des films d’action : Classe tous risques (1959), avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, et l’Arme à gauche (1965), d’après un roman de Charles Williams. À partir des Choses de la vie (1969, prix Louis-Delluc), premier grand succès public de Claude Sautet, la chronique sociale et morale fonde ses scénarios, dont la richesse est soutenue par des mises en scène classiques mais soignées et, le plus souvent, d’excellents comédiens, au premier rang desquels Michel Piccoli et Romy Schneider : Max et les Ferrailleurs (1970), César et Rosalie (1972), Vincent, François, Paul et les autres (1974), Mado (1976), Une histoire simple (1978). Si l’esprit du temps est parfois trop présent dans ses films, si le romanesque devient, dans certains cas, excessif, et s’il a quelquefois laissé la bride sur le cou de ses acteurs, Sautet n’en reste pas moins un réalisateur marquant, auteur d’une œuvre cohérente, émouvante, et qui a su évoluer et se détacher des années soixante-dix auxquelles on l’associe trop souvent. On en trouve la preuve dans des films comme Quelques jours avec moi (1988) et Un cœur en hiver (1992, césar du meilleur réalisateur 1993), où Daniel Auteuil trouve deux de ses plus grands rôles, aux côtés respectivement de Sandrine Bonnaire et d’Emmanuelle Béart. Ces deux films sont probablement ceux où les thèmes qu’il affectionne (l’individu et le groupe, les contradictions de l’environnement humain, l’ambiguïté sentimentale, les idéaux brisés) sont mis en scène avec le plus de rigueur. C’est aussi le cas de Nelly et M. Arnaud (1995), l’un de ses plus grands succès, critique et public à la fois, qui a valu à Michel Serrault, en 1996, le césar du meilleur acteur.
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