Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Tavernier, BertrandArticle
Plan de l'article
Tavernier, Bertrand (1941- ), scénariste, dialoguiste et réalisateur de cinéma français. Les films de Bertrand Tavernier dressent le portrait, tour à tour romanesque et documentaire, d’individus plongés au cœur de l’histoire.
Né à Lyon (Rhône), Bertrand Tavernier embrasse très jeune l’univers du cinéma, comme cinéphile chevronné créant un ciné-club, comme critique (pour les revues Positif et les Cahiers du cinéma) puis, entre 1961 et 1973, comme attaché de presse. Il approche la réalisation en prenant part à des films à sketches : les Baisers en 1963 et la Chance et l’Amour en 1964. Il signe son premier long métrage en 1974, l’Horloger de Saint-Paul, l’adaptation d’un roman de Georges Simenon sur les rapports conflictuels d’un père (Philippe Noiret) et de son fils (récompensé par le prix Louis-Delluc). Au fil d’une filmographie à la recherche d’un équilibre entre la fresque historique et la description quasi documentaire, Bertrand Tavernier perfectionne une mise en scène classique et sans affèteries au service d’une histoire très structurée et de protagonistes ancrés dans une époque sociale. Il insère des aventures humaines dans l’histoire en mouvement : la France coloniale dans Coup de torchon (1981), une veillée de guerre dans Un dimanche à la campagne (1984, prix de la mise en scène au festival de Cannes), la Première Guerre mondiale dans la Vie et rien d’autre (1989) et Capitaine Conan (1996) ou encore la France de la Régence dans une farce truculente, Que la fête commence (1975), et dans la Fille de d’Artagnan (1994).
Le point de vue du « cinéaste-reporter » soucieux de véracité se fond dans un univers politique ou sociologique (Des enfants gâtés en 1977, Une semaine de vacances en 1980, Mississippi Blues en 1983) pour mettre en relief l’énergie d’individus pris dans les batailles du quotidien (le Juge et l’Assassin en 1976, la Mort en direct en 1980, Autour de minuit en 1986). Parmi ses plus importants échecs publics et critiques figurent la Passion Béatrice (1987), Ça commence aujourd’hui (1999) et Holy Lola (2004), tandis Daddy Nostalgie (1990), L.627 (1992) ou l’Appât (1995, ours d’or au festival de Berlin) dévoilent une mise en scène dont la soumission entière à l’action évitent la sur-dramatisation. Laissez-passer (2002) est pour sa part l’un des films les plus personnels de Bertrand Tavernier, dans lequel ses passions pour le cinéma et pour l’histoire s’entrecroisent au travers d’une page méconnue du cinéma français durant les années d’Occupation.
Attentif aux thèmes de société, Bertrand Tavernier tourne plusieurs documentaires « citoyens » : il s’investit notamment auprès des « sans-papiers » et des victimes de la « double peine » carcérale (Histoires de vies brisées en 2001), témoigne également de la vie des banlieues (De l’autre côté du périph’ en 1998) ou de l’éducation (la Lettre en 1997 et Ça commence aujourd’hui en 1999), redonne de la voix aux oubliés (Contre l’oubli en 1991, la Guerre sans nom en 1992 et les Enfants de Thiès en 2001). En 2004, il filme dans Holy Lola, à mi-chemin de la fiction et du témoignage, le parcours ubuesque d’un couple pour adopter un enfant cambodgien. En 1976, Bertrand Tavernier créé une société de production, Little Bear. Il est également directeur de collection (co-auteur d’un dictionnaire du cinéma américain réactualisé depuis 1975) et administrateur de l’Institut Lumière depuis 1982.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |