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Comédie-Italienne

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Lancret, les Acteurs de la Comédie-ItalienneLancret, les Acteurs de la Comédie-Italienne
Plan de l'article
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Présentation

Comédie-Italienne, troupe de théâtre parisienne, placée sous la protection du roi Louis XIV, réunissant des acteurs italiens professionnels autour de Tiberio Fiorelli, dans la deuxième partie du xviie siècle, puis autour de Luigi Riccoboni au début du xviiie siècle. Par extension, la définition de la Comédie–Italienne peut s’étendre à toutes les troupes italiennes installées à Paris entre les xviie et xviiie siècles.

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Les succès des Italiens

Au début du xviie siècle, alors que la commedia dell’arte est à son apogée, des troupes italiennes comme celles des Gelosi (1568-1604), des Confidenti (1572-1633), des Accesi (1590-1628), des Fedeli (1601-1652) tournent en Europe, et sont notamment invitée en France par Catherine et Marie de Médicis. Les troupes jouent la plupart du temps en italien des pièces de la commedia dell’arte, particulièrement gestuelles (donc accessibles au public français) et fondées sur l’improvisation. Ces pièces d’un genre nouveau en France, notamment par leur caractère grivois et satirique, comique et burlesque, rencontrent un franc succès. En 1653, les membres de la troupe de Tiberio Fiorelli (Scaramouche, 1600-1694) s’installent à Paris et, forts de leur succès, deviennent, par décision de Louis XIV, les Comédiens-Italiens du Roi. De 1658 à 1660, ils partagent avec Molière (qui, enfant, a assisté aux représentations des Italiens) la salle du Petit-Bourbon, où les deux troupes jouent en alternance. Ils jouent ensuite au théâtre du Palais-Royal (1660-1673) et à l’Hôtel Guénégaud (1673-1680) — dans lesquels ils jouent toujours en alternance avec la troupe de Molière —, puis à l’Hôtel de Bourgogne (1680-1697).

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Le déclin des Italiens

Leurs comédies, joyeuses et moqueuses, plaisent au public, mais leurs satires fâchent Louis XIV, qui les chasse de l’Hôtel de Bourgogne en 1697, à la demande de Madame de Maintenon, après leur représentation de la Fausse Prude, pièce impudemment dirigée contre elle. « Cela fit grand bruit, et, si ces comédiens y perdirent leur établissement par leur hardiesse et leur folie, celle (Madame de Maintenon) qui les fit chasser n’y gagna pas, par la licence avec laquelle ce ridicule événement donna lieu d’en parler », raconte le futur duc de Saint-Simon dans ses Mémoires. Une partie de la troupe dissoute se reconvertit dans le théâtre forain. Cependant, grâce au Régent Philippe d’Orléans, qui invite en 1716 la troupe de Luigi Riccoboni (1675-1753), la Comédie-italienne se reconstitue. Le nouveau Théâtre-Italien est composé de proches de Luigi Riccoboni (son épouse, son beau-frère et sa femme Silvia, très aimée du public) mais peu à peu aussi d’acteurs de l’ancienne troupe. Dans les années 1720, ils renouvellent leur style en favorisant un nouveau répertoire français ; ils jouent notamment Marivaux (Arlequin poli par l’amour, 1720). En 1762, ils s’installent à l’Opéra-Comique, mais la commedia dell’arte s’essouffle, malgré les tentatives de Carlo Goldoni pour la raviver. Les Comédiens-Italiens continuent néanmoins à exercer une grande influence sur le théâtre français, notamment sur l’œuvre de Molière et sur la Comédie-Française.

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