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Résultats avec Windows Live® Search Basse-Normandie (Région administrative)Article
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Basse-Normandie (Région administrative), Région administrative du nord-ouest de la France, recouvrant les parties occidentale et centrale de l’ancienne province historique de Normandie.
La Région Basse-Normandie ne présente pas d’unité géographique. Elle est constituée, pour sa partie orientale, des plateaux calcaires — datant de la fin de l’ère secondaire — du Bassin parisien et, pour sa partie occidentale, des roches granitiques et métamorphiques d’âge primaire du Massif armoricain. Une ligne Alençon-Caen, d’orientation sud-est / nord-ouest et formant la campagne de Caen et le haut Perche, permet de distinguer les deux régions. La Normandie armoricaine se termine à l’est par la presqu’île du Cotentin et le bocage normand. Les terrains y sont faits de grès, de granits et de schistes disposés en bandes parallèles. La topographie, résultat d’une érosion, variable selon le type de roche, qui s’est attaquée aux schistes tendres en épargnant les grès très durs, est très diversifiée, voire confuse. Elle laisse cependant entrevoir un relief de collines, fragmenté par de nombreux cours d’eau, et qui, par ailleurs, abrite les points culminants de la Région et de tout l’ouest de la France : le mont des Avaloirs et le signal d’Écouves, qui atteignent tous deux 417 m. Paysage typique du Massif armoricain, le bocage est formé d’un quadrillage de haies séparant les prés et les champs labourés, tandis que le centre du Cotentin est creusé d’une dépression humide qui forme notamment le marais de Carantan. Plus à l’est, la campagne de Caen est une zone de champs ouverts, puis la Normandie sédimentaire appartient au Bassin parisien et forme un plateau calcaire localement affecté par des séries de vastes ondulations, ainsi que par un réseau de fractures qui est à l’origine des collines du Perche, où les altitudes atteignent 320 m. Le pays d’Auge, zone géographique relativement tabulaire, est constitué d’une vaste plaine marneuse profondément entaillée par les vallées de la Touques et de ses affluents. Localement, l’érosion a mis au jour des terrains imperméables faits d’argiles à silex. La variété des paysages et des reliefs de Basse-Normandie se manifeste également dans les aspects multiples du littoral régional. La presqu’île du Cotentin dispose d’une côte rocheuse, avec des anses qui rappellent parfois les paysages bretons. À certains endroits, cependant, la roche s’efface pour céder la place à des plages de sable et à des dunes. À l’ouest de la presqu’île, la baie du Mont-Saint-Michel est en voie de comblement ; en effet, la mer arrache des matériaux de type rocheux et les dépose dans les secteurs les mieux abrités, telle cette baie qui devient progressivement une immense grève d’où la mer se retire à perte de vue. Le littoral de la baie de la Seine comprend les falaises basses du Bessin (avec la célèbre pointe du Hoc, haut lieu des opérations du débarquement de Normandie), au nord de Saint-Lô, interrompues par des dunes et des marais. À l’est, la côte de Nacre forme un littoral bas, fait de plages de sable, particulièrement rectiligne dans la partie orientale, vers Cabourg et Deauville, et plus découpé, parfois dominé par de modestes falaises, dans sa partie occidentale, notamment à Arromanches. Le climat de Basse-Normandie est largement soumis aux influences océaniques. Les étés sont frais, même si la moyenne des températures du mois de juillet est de 16 °C. L’hiver est plus clément, en particulier dans l’extrémité septentrionale du Cotentin où la moyenne des températures du mois de janvier dépasse 6 °C. Plus à l’intérieur des terres, le temps hivernal devient plus frais, en particulier sur les hauteurs du Perche où la température moyenne de janvier n’atteint que 3 °C. Tandis que le littoral nord du Cotentin subit moins de 20 jours de gelée par an, les collines du Perche, et plus généralement l’intérieur des terres, en connaissent plus de 60. Les précipitations, liées au régime des vents dominé par un flux d’ouest, sont généralement supérieures à 700 mm par an, en particulier sur les collines où elles dépassent 1 000 mm annuels.
La Région Basse-Normandie compte trois départements : le Calvados, l’Orne et la Manche. Son chef-lieu est Caen, également chef-lieu du département du Calvados, dont les trois chefs-lieux d’arrondissement sont Bayeux, Lisieux et Vire. La Manche a pour chef-lieu Saint-Lô et pour chefs-lieux d’arrondissement Coutances et Avranches. Le chef-lieu de l’Orne est Alençon. Ses deux chefs-lieux d’arrondissement sont Mortagne-au-Perche et Argentan. La Région forme l’Académie de Caen, qui est également le siège de la cour d’appel. La Région appartient à la IIIe région militaire.
L’image traditionnelle de la Région Basse-Normandie est celle d’une région fortement agricole, spécialisée dans l’élevage bovin. Cette image est justifiée par l’importance de la population active régionale employée dans le secteur primaire, puisqu’il représente 15 p. 100 de l’emploi régional contre 6,8 p. 100 en moyenne pour l’ensemble de la France. L’élevage représente, en Basse-Normandie, plus de 80 p. 100 de la valeur de la production agricole. Le cheptel bovin compte plus de 1,9 million de têtes, se positionnant ainsi au troisième rang national. Les 27 millions d’hectolitres produits chaque année par les 690 000 vaches laitières placent, par ailleurs, la Région au quatrième rang en France. Après une longue période de domination, la vache de race normande, caractérisée par sa robe à trois couleurs, cède progressivement la place à la Française frisonne à robe pie noire, considérée meilleure laitière avec une production annuelle moyenne de 5 630 l, contre 4 430 seulement pour sa rivale normande. La Région est, par ailleurs, célèbre pour ses spécialités fromagères : camembert, livarot, pont-l’évêque, mais aussi pour sa crème fraîche, largement utilisée dans une gastronomie qui compte également le cidre et l’eau-de-vie de cidre (le calvados) parmi ses spécialités. Cependant, l’instauration par l’Union européenne de quotas de production sur le lait et le succès de la culture du maïs fourrager ont fait progresser l’élevage d’embouche — qui consiste à engraisser le bétail — dans cette région. Cette forme d’élevage, destinée à la production de viande de boucherie, est en effet devenue la plus importante dans les plaines d’Alençon et d’Argentan, dans l’Orne. L’élevage de chevaux est également une tradition de l’agriculture de Basse-Normandie. Spécialisée dans le pur-sang, descendant d’étalons orientaux et de juments anglaises, la Région concentre près de 60 p. 100 du cheptel équin national. Il s’agit, avant tout, d’une production destinée à l’élevage de bêtes de course, en particulier de trotteurs. La Région dispose d’ailleurs de deux haras nationaux officiels, Saint-Lô et le Haras du Pin, qui abrite également l’École nationale des haras.
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