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Plan de l'article
péplum, genre cinématographique dont les thèmes et les intrigues se rapportent à l’Antiquité, à son histoire et à ses mythes.
Les sujets antiques, y compris ceux qui touchent au christianisme naissant, ont été évoqués par le cinéma depuis ses origines jusqu’aux années 1960 — en particulier à Hollywood (Ben Hur, William Wyler, 1959 ; la Tunique, Henry Koster, 1953 ; Spartacus, Stanley Kubrick, 1960 ; Cléopâtre, Joseph Mankiewicz, 1963, etc.). Des ouvrages aussi célèbres que Quo Vadis de Henryk Sienkiewicz et les Derniers Jours de Pompéi de Bulwer Lytton ont donné lieu à de nombreuses adaptations, tout d’abord en Italie dès la période 1908-1914 (si l’on ne prend pas en compte les films brefs tournés antérieurement par Ferdinand Zecca en France et par R. W. Paul en Grande-Bretagne). On date la naissance du péplum monumental avec Cabiria (Giovanni Pastrone, 1914), où apparaît déjà le héros Maciste, interprété par Bartolomeo Pagano. Le succès du film incita d’autres réalisateurs (Maria Paquali, Enrico Guazzoni, Jacopo Oliviepo, Romeo Bossetti ou Giuseppe De Liguoro) à exploiter la veine, avec un bonheur inégal. De fait, malgré les superproductions américaines, le genre relève typiquement des studios italiens, où il développa ses propes codes à la fin des années 1950. Maciste avait été le héros d’une série de films patriotiques et populaires entre 1916 et 1926 (Maciste aux Enfers, Maciste all’inferno, Guido Brignone, 1925), avant de connaître une fortune aussi insolite que durable quarante ans plus tard (Maciste contre Zorro, Zorro contro Maciste, Umberto Lenzi, 1963 ; Maciste contre les hommes de pierre, Maciste e la regina di Samar, Giacomo Gentilomo, 1964) ; quant au cinéma mussolinien, il tenta d’ériger le péplum au rang d’épopée nationaliste (Scipione l’Africano, de Carmine Gallone, 1937).
Production populaire des années 1958-1965, où le pire côtoie le (rare) meilleur, le péplum italien sollicita des acteurs et des réalisateurs internationaux — notamment Jacques Tourneur, qui tourna la Bataille de Marathon (la Battaglia di Maratona) en 1959. Il se divisa entre péplum « historique » (Troie, Marathon, Carthage, Rome, les premiers chrétiens, Néron, Cléopâtre, Fabiola, etc.) et péplum « mythologique », avec les héros antiques Hercule et son successeur Maciste. Le péplum a eu ses spécialistes, comme Sergio Leone (le Colosse de Rhodes, il Colosso di Rodi, 1961) et Domenico Paolella (Hercule contre les tyrans de Babylone, Ercole contro i tiranni di Babilonia, 1964), deux futurs réalisateurs de westerns à l’italienne, ou encore Vittorio Cottafavi, ancien réalisateur de mélodrames à qui l’on doit deux des films les plus représentatifs du genre : les Légions de Cléopâtre (le Legioni di Cleopatra, 1959) et Hercule à la conquête de l’Atlantide (Ercole alla conquista di Atlantis, 1961).
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