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Siodmak, RobertArticle
Plan de l'article
Présentation ; Période allemande ; Période française ; Hollywood et la série B ; Les succès ; Europe ; Fin de carrière
Son style vigoureux et onirique se plie parfaitement à une adaptation de la nouvelle d’Ernest Hemingway, les Tueurs (The Killers, 1946), qui révèle Ava Gardner et Burt Lancaster. Après Désirs de bonheur (Time out Mind, 1947), il revient au film noir avec la Proie (Cry of The City, 1948), puis retrouve Burt Lancaster pour un chef-d'œuvre, Pour toi, j'ai tué (Criss Cross, 1948) tiré d'un roman de Don Tracy. Il cosigne ensuite Passion fatale (The Great Sinner, 1949) avec Mervyn LeRoy, une adaptation du Joueur de Dostoievski et tourne la Femme à l'écharpe pailletée (Thelma Jordan, 1949), puis Deported (1949) et The Whistle at Eaton Falls (1950) qui confirment sa place de choix parmi les meilleurs réalisateurs américains du moment.
Il revient cependant en Europe pour mettre en scène un pittoresque film de pirates avec Burt Lancaster, le Corsaire rouge (The Crimson Pirate, 1951), et tourne en France le Grand Jeu (1953) avec Gina Lollobrigida avant de rentrer en Allemagne où il réalise les Rats (Die Ratten, 1955), Mon père était acteur (Mein Vater der Schauspieler, 1956), Les SS frappent la nuit (Nachts wenn der Teufel kam, 1957), Dorothea Angermann (1958) et Mein Schulfreund (1960) qui font alors de lui le meilleur cinéaste travaillant en Allemagne. Il réalise aussi des téléfilms pour la télévision britannique, ainsi que le film anglais The Rough and The Smooth (1959) et deux autres productions françaises, Katia (1959) et l'Affaire Nina B. (1961).
Après un film de propagande américano-allemand contre le régime de la RDA, Tunnel 28 / le Mur de Berlin (Tunnel 28/Escape from East Berlin, 1962), il signe des adaptations du romancier Karl May : Au pays des Skipetars (Der Schut, 1964), le Trésor des Aztèques (Der Schatz des Azteken, 1964) et la Pyramide du roi soleil (Der Pyramide des Sonnesgottes, 1965) avant de retourner à Hollywood pour réaliser un grand western, Custer, l'homme de l'Ouest (Custer of the West, 1967). Il termine sa carrière en Europe avec Kampf um Rom (1969), un péplum en deux parties. Artisan de talent et auteur d’une poignée de chefs-d'œuvre, Robert Siodmak est un cinéaste éclectique et intéressant.
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