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télévision française

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Histoire de la télévision françaiseHistoire de la télévision française
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1

Présentation

télévision française, ensemble des chaînes de radiodiffusion française.

Dès l’apparition de la télévision dans les années 1930, l’histoire de la télévision en France est très politique : modifié au gré de l’alternance gouvernementale, son statut reste en effet un statut de monopole étatique jusqu’en 1983. Depuis cette date, l’avènement d’une logique commerciale privée et de concurrence accrue, conjuguée aux progrès techniques et à la diversification de l’offre (câble, satellite), a profondément transformé l’univers télévisuel.

2

Débuts de la télévision française

2.1

Les balbutiements des années 1930

En France, même si le terme télévision apparaît dès les années 1900, les premières expérimentations en matière de « radiovision », dues à l’ingénieur René Barthélemy et aux initiatives de Georges Mandel, se déroulent en 1930-1931, à la suite de diverses innovations techniques anglaises et allemandes notamment.

En 1936-1937, une première télévision, embryonnaire et expérimentale, est placée sous la responsabilité de la Radiodiffusion française (RDF), organisme public ayant le monopole des transmissions. En 1939, la télévision émet une quinzaine d’heures par semaine. On compte alors 200 à 300 récepteurs de télévision privés et deux salles de diffusion publique à Paris.

Sous l’Occupation, une station baptisée Paris-Télévision émet quotidiennement, pour le millier de récepteurs en service, des programmes destinés aux blessés allemands hospitalisés dans la région parisienne.

2.2

Le véritable lancement

Dès 1945, à l’heure d’une radio toute-puissante, il est décidé de poursuivre les recherches sur la technique de la haute définition, susceptible d’améliorer la qualité de l’image. Mais le standard français (819 lignes) est supplanté par le système américain (625 lignes). Aussi, outre que la télévision souffre de vivre sur un budget annexe de la radio et que les infrastructures sont longues à se mettre en place, cette absence de perspectives d’exportation de la technique française accroît le prix de vente des récepteurs, ce qui entrave l’expansion de l’équipement des ménages : en 1950, il n’y a en France que 3 000 récepteurs, et 10 p. 100 du territoire est couvert par les relais.

Cependant, le début des années 1950, avec un plan 1954-1959 prévoyant l’édification d’un réseau couvrant le territoire et la modernisation des centres de production (Cognacq-Jay et les Buttes-Chaumont), marque l’heure de l’envol, ce que souligne le progrès de l’équipement des foyers en cette faste période des Trente Glorieuses : 10 000 téléviseurs en 1951, 30 000 dès 1952, 60 000 en 1953, puis 1,4 million en 1959, avec plus de 50 p. 100 du territoire desservi. La télévision commence alors à s’installer en profondeur.

2.3

Premiers pas

Cette affirmation de la télévision dans le paysage médiatique, culturel et au sein des foyers est permise, à partir de 1947, par le lancement de programmes réguliers : de douze heures par semaine, ceux-ci augmentent rapidement à quarante-six heures en 1956. Entre-temps, en 1949, la RDF est rebaptisée Radiodiffusion-télévision française (RTF), service public financé par la redevance.

Nommé en 1952 à la direction des programmes de la télévision, Jean d’Arcy met en place une programmation dynamique : à la suite de Jacqueline Joubert, les premières speakerines font leur apparition et des émissions comme Trente-six chandelles, animée par Jean Nohain, ou Lectures pour tous de Pierre Dumayet deviennent particulièrement populaires. Au côté du journal quotidien, animé à partir de 1949 par Pierre Sabbagh, apparaissent les premières diffusions en direct (élection du président de la République René Coty, en 1953) ou en Eurovision (couronnement d’Élisabeth II, en 1953).

La télévision diversifie son champ d’action et captive de plus en plus les téléspectateurs. Néanmoins et pour la plupart, ces derniers sont encore cantonnés à fréquenter les télé-clubs.

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