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Île-de-France (Région administrative), Région administrative du centre-nord de la France. L’Île-de-France, créée en 1976, mais dont l’histoire remonte au ve siècle environ (voir Île-de-France), est la plus petite (superficie : 12 012 km2), la plus peuplée et la plus riche Région de France. Son conseil régional compte 209 membres, élus au suffrage universel pour un mandat de six ans. Son chef-lieu est Paris, la capitale nationale.
La Région Île-de-France s’étend sur de vastes plateaux sédimentaires tertiaires, entaillés de vallées alluviales, formant le cœur du Bassin parisien. D’une structure assez homogène, ceux-ci constituent un ensemble de plates-formes calcaires subhorizontales, recouvertes d’une couche de limon permettant l’exploitation intensive des sols et de très bons rendements. L’alternance de strates de roches dures (calcaire, craie, meulière) et de roches meubles (argile à silex, sables, marnes) a engendré une érosion variable selon leur résistance, qui explique la saillie de buttes calcaires et le creusement de vallées. Au nord, la Région s’étend sur le Parisis et la plaine de France, où le plateau calcaire, dit de Saint-Ouen, est entaillé par la Marne, l’Ourcq et l’Oise. Au nord-ouest se situe le Vexin français, ancien domaine de l’abbaye de Saint-Denis, séparé par l’Epte du Vexin normand, au relief plus marqué. Au sud-ouest, dominant la Seine, se trouve le Mantois, où s’enfonce la Mauldre. Au sud, les coteaux plus humides du Hurepoix sont creusés par la Bièvre, l’Yvette, l’Orge, la Juine et l’Essonne. Au-delà commence le plateau de la Beauce. Au sud encore, les reliefs modérés du Gâtinais s’étendent entre l’Essonne et le Loing, et son prolongement entre ce dernier et la confluence de la Seine et de l’Yonne annonce déjà la Bourgogne. Enfin, tout l’est de la Région, entre la Seine et la Marne, est occupé par la Brie. Les sables de Fontainebleau (60 m d’épaisseur), situés à la limite entre la Beauce et la Brie et partiellement recouverts de chaos de rochers gréseux, forment un ensemble de paysages pittoresques. La Brie française, creusée par l’Yerres, l’Aubetin, le Grand et le Petit Morin, se relève à l’est avec la côte d’Île-de-France et se prolonge par la Brie champenoise, plus accidentée, dont seuls les prémices sont perceptibles au-delà de Provins.
L’Île-de-France se trouve au contact de zones climatiques contradictoires (océaniques et continentales, les influences océaniques étant toutefois prédominantes), le temps y est par conséquent variable et souvent instable. Les températures moyennes relevées dans la Région sont de 17,9 °C en été et de 3 °C en hiver. Les précipitations relevées à Paris sont de 620 mm par an. Les hivers sont plus rigoureux au nord et à l’est, et les précipitations plus abondantes. On relève généralement des écarts de températures de 2 °C environ entre la capitale et ses banlieues, en raison de la chaleur dégagée par l’intense circulation automobile, par le chauffage des immeubles et par le réseau souterrain métropolitain.
La Région Île-de-France (qui comptait en 1990 plus de 10 millions d’habitants) présente la particularité par rapport aux autres Régions françaises d’être globalement très urbanisée. Le taux d’urbanisation (plus de 95 p. 100 de la population totale) est le plus élevé des vingt-deux Régions métropolitaines ; toutefois, plus l’on s’éloigne de la capitale, plus les densités diminuent. La ville de Paris comptait, en 1990, 2,1 millions d’habitants, soit une densité de 20 400 habitants au kilomètre carré (contre 887 habitants au kilomètre carré pour l’ensemble de la Région Île-de-France). Cependant, après plusieurs siècles de forte croissance démographique, Paris perd aujourd’hui des habitants, au profit de la banlieue, en raison du coût élevé des logements et des contraintes de la vie parisienne (pollution, problèmes de circulation et de stationnement, etc.). La Petite Couronne concentre 4 millions d’habitants environ, avec une densité de 6 000 habitants au kilomètre carré. Sa population, longtemps première bénéficiaire du « desserrement » de la population parisienne, ne croît plus aujourd’hui que faiblement (+ 2,1 p. 100 entre 1982 et 1990), car la pression urbaine et la spéculation foncière y sont quasiment aussi fortes que dans la capitale. La Grande Couronne, dont les départements sont encore plus éloignés de Paris, connaît aujourd’hui la plus forte croissance (environ + 10 p. 100 dans l’Essonne et les Yvelines, près de + 15 p. 100 dans le Val-d’Oise et plus de + 20 p. 100 dans la Seine-et-Marne, entre 1982 et 1990). Elle totalise aujourd’hui 4,5 millions d’habitants, avec une densité de 400 habitants au kilomètre carré. C’est donc dans ce cercle, où des espaces non bâtis sont encore disponibles, que la périurbanisation se développe le plus. De vastes lotissements pavillonnaires ou de grands ensembles d’habitation voient le jour, entraînant la construction de zones commerciales et industrielles, et le développement de structures d’accueil telles que des écoles, des crèches, etc.
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