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  • Monarchie de Juillet

    Loi électorale de 1820 instituera le double vote permettant au quart des Français les plus riches de voter deux fois. La Restauration, qui n'aura de cesse de restreindre la ...

  • Monarchie de Juillet

    Les régiments sont ceux issus de la Restauration. Quelques nouveauté cependant, correspondent aux unités de la toute nouvelle "Armée d'Afrique".

  • Monarchie de Juillet - Wikipédia

    Proclamée le 9 août 1830 après les émeutes dites des «  Trois Glorieuses  », la Monarchie de Juillet (1830-1848) succède en France à la Restauration.

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monarchie de Juillet

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Louis-Philippe, roi des FrançaisLouis-Philippe, roi des Français
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Le tournant ultra-conservateur

La monarchie connaît un apaisement temporaire entre 1836 et 1840, période de grands débats parlementaires qui cherchent à définir le « juste milieu » — notion d’aménagement du régime permettant de le stabiliser, de pacifier et de moderniser la France, sans rechuter dans les ornières des excès monarchiques ou révolutionnaires.

Malgré l’existence de nombreux courants, dont celui d’Odilon Barrot (la « gauche dynastique ») ou d’André Dupin (le « Tiers-parti »), deux grandes figures dominent le débat : François Guizot et Adolphe Thiers. Le premier, incarnant la pensée conservatrice de la « Résistance », considère que la monarchie actuelle permet d’assumer l’héritage révolutionnaire tout en laissant un rôle conséquent au souverain. Pour Guizot, la croissance doit favoriser la participation de la petite bourgeoisie aux décisions politiques via l’élargissement progressif du corps électoral. De son côté, Adolphe Thiers, qui anime le centre-gauche, est imprégné par le modèle anglais : il défend un régime constitutionnel limitant les prérogatives royales à la nomination du chef de gouvernement et envisage une plus large participation des citoyens.

Mais ce débat n’a guère de poids ni de retombées : la monarchie de Juillet est avant tout stérile et peu éthique. À la Chambre, la corruption règne et la bourgeoisie d’affaires continue à dominer le paysage politique et social. Dans ce climat, la loi Guizot sur l’enseignement (28 juin 1833) fait figure d’exception.

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Les années Guizot

Après les mandats d’Adolphe Thiers à la présidence du Conseil (février-septembre 1836 et mars-octobre 1840), de Louis Mathieu Molé (septembre 1836-mars 1839), du maréchal Soult (mai 1839-mars 1840), voire quelques crises ministérielles, François Guizot accède aux Affaires le 29 novembre 1840. Jusqu’en 1848, il reste le fidèle porte-parole du roi et le promoteur du fléchissement ultra-conservateur — il fait fi des aspirations des classes moins favorisées, tels les ouvriers et la petite bourgeoisie.

Sous la responsabilité du maréchal Soult jusqu’en 1847 puis seul, François Guizot orchestre l’immobilisme attendu par Louis-Philippe : pour lui, la monarchie censitaire est le régime idéal qui doit permettre aux meilleurs, selon le principe méritocratique, de s’arracher au peuple et à la petite bourgeoisie. Dans cet esprit, il n’est pas d’actualité de baisser le cens de 200 à 100 F pour élargir massivement le corps électoral, ni de reconnaître comme électeurs des citoyens « capables ». Le principe moteur de la reconnaissance par l’argent prévaut. Guizot réussit, en outre, à tenir la Chambre en y créant des majorités systématiques grâce à la docilité des 200 députés-fonctionnaires et à la corruption des députés élus. Il a les mains libres pour mener une politique économique favorable aux pouvoirs d’argent.

Cependant, à partir de 1846, la conjugaison entre la persistance de l’opposition et la crise économique et agricole (le peuple ploie sous la misère) a raison de cette politique.

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Déliquescence et chute du régime

Depuis le début des années 1840, plusieurs événements ont déstabilisé le régime. En 1842, la mort du très populaire et libéral héritier de la couronne, le duc d’Orléans, porte un premier coup au régime. Le vieillissement du monarque accentue la critique à son égard et la crise économique accroît la déstabilisation du régime.

En 1847, la déliquescence du régime s’accélère avec le rejet des réformes électorales (favorables à un élargissement du corps électoral), réformes discutées depuis 1845-1846. À partir de juillet, la « campagne des Banquets » souligne un regain d’énergie de l’opposition républicaine, sa capacité de mobilisation et la radicalisation d’une partie de l’opposition à la Chambre. Le 22 février 1848 à Paris, l’interdiction d’une de ces réunions d’opposition dégénère en une violente manifestation. Louis-Philippe ne peut endiguer la vague de protestations qui débouche sur une lutte armée sanglante entre la troupe et le peuple insurgé. Malgré la démission de Guizot le 23, la fusillade du boulevard des Capucines, le même jour, plonge la capitale dans un vaste mouvement révolutionnaire. Avec le ralliement de la Garde nationale à la révolution, le pouvoir vacille, puis chute : le 24 février 1848, Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils. Mais entre-temps, les chefs républicains réunis à l’Hôtel de Ville de Paris ont proclamé la république (voir IIe République).

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Le bilan économique et social

L’échec de la monarchie de Juillet scelle la fin de la seconde tentative de Restauration, après celle de 1814. Mais la disparition brutale du régime et son histoire politique arrimée à la défense de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie d’affaires ne doivent pas laisser l’impression d’un immobilisme complet en matière de réalisations sociales et économiques.

En effet, outre les lois scolaires de Guizot — point d’orgue des réformes de la monarchie de Juillet — et en dépit de l’échec de la réforme électorale, la monarchie de Juillet a toutefois permis une « descente de la politique vers les masses », comme le souligne l’historien Maurice Agulhon. De plus, nonobstant les lois de septembre 1835, la réforme du Code Napoléon permet un relatif assouplissement de la justice et des sanctions de justice, notamment en ce qui concerne la peine de mort.

D’autres éléments permettent d’apprécier les progrès accomplis entre 1830 et 1848 : ainsi les réformes Esquirol offrent un statut aux aliénés et aux asiles qui les accueillent ; le travail des enfants dans l’industrie est limité par un texte de mars 1841, qui n’est cependant pas appliqué. Sur le plan religieux, l’abolition du concept de « religion d’État » permet la réelle liberté et l’égalité des droits des cultes reconnus (catholicisme, protestantisme, judaïsme).

D’un point de vue économique, de grands chantiers sont mis en œuvre, comme le symbolise l’effort fait en matière de transport : triplement du réseau de chemin de fer (1 900 km en 1848), aménagement pour la batellerie (inauguration du canal du Rhône au Rhin en 1833), loi sur l’entretien des chemins vicinaux. Par ailleurs, l’agriculture connaît des rendements en progression, malgré la disette de 1846, et étend ses territoires. Mais l’avancée la plus caractéristique de la période reste certainement l’effort fait pour la modernisation du système bancaire, des investissements et du développement de l’industrie ; même si la vitalité économique profite principalement à la grande bourgeoisie d’affaires et à cette « France des notables », notables qui sont les véritables piliers de la monarchie de Juillet.

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