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  • Thomas CORNEILLE

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Corneille, Thomas

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Corneille, Thomas (1625-1709), auteur dramatique français, frère cadet de Pierre Corneille.

Né à Rouen, Thomas Corneille suit des études de droit et exerce le métier d’avocat au parlement de Normandie. Entre 1647 et 1658, il donne plusieurs comédies inspirées d’auteurs dramatiques espagnols (notamment Calderón et don Francisco de Rojas), parmi lesquelles l’Amour à la mode (1651), le Berger extravagant (1653), le Geôlier de soi-même ou Jodelet prince (1655). Il abandonne rapidement ce genre pour celui, plus noble, de la tragédie, où il s’illustre en s’inspirant des œuvres de son frère et de Racine. Avec Timocrate, chef-d’œuvre de la tragédie romanesque créé en 1656 au théâtre du Marais, Thomas Corneille connaît le plus grand succès théâtral du XVIIe siècle ; la pièce, dont le sujet est emprunté à un roman de La Calprenède (Cléopatre, 1654), est représentée quatre-vingts fois. Suivent une trentaine de tragédies, parmi lesquelles la Mort de l’empereur Commode (1659), Stilicon (1660), Camma, reine de Galatie (1661), Pyrrhus, roi d’Épire (1661), Maximian (1662), Ariane (1672), et le Comte d’Essex (1679). Corneille écrit ensuite quelques pièces en collaboration avec Donneau de Visé, parmi lesquelles la Devineresse ou les Faux Enchantements (1679), consacrée aux sortilèges de la Voisin (1640-1680), une aventurière accusée de sorcellerie et brûlée en place de Grève. Thomas Corneille s’essaye également à l’écriture de livrets pour le théâtre lyrique (Circé, 1675 ; le Triomphe des dames, 1677 ; Psyché, 1678, en collaboration avec Fontenelle et Lully ; Médée, 1693, sur une musique de Marc-Antoine Charpentier) et, élu à l’Académie française à la mort de Pierre Corneille, en 1684, pour occuper son siège, il collabore à l’édition du Dictionnaire, dont il publie un supplément, le Dictionnaire des Sciences et des Arts (1694). Peu de temps avant sa mort, il achève la composition d’un Dictionnaire universel, géographique et historique (1708).

La gloire de son frère a fait de l’ombre à Thomas Corneille. Ses œuvres n’ont pas connu une grande fortune littéraire au-delà de son siècle, mis à part le Festin de Pierre, une mise en vers affadie du Dom Juan de Molière, qui a été longtemps lu.

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