Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Genève, accords de

Résultats avec Windows Live® Search

  • Dossier presse Accords de Genève

    DOSSIERS PRESSE. Les accords de Genève- Le texte des accords - Communiqué de l'AFPS - 16 juillet 2003 : Une place pour notre rêve

  • Dossier presse Accords de Genève

    DOSSIERS PRESSE. Les accords de Genève. Le Mouvement de la paix soutient l'initiative de Genève le 02 décembre 2003. Le Mouvement de la paix salue avec émotion ...

  • Accords de Genève - Wikipédia

    Les Accords de Genève marquent la fin de la Première Guerre d'Indochine entre la France et la République démocratique du Viêt Nam déclarée le 2 septembre 1945 par le ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Genève, accords de

Article
Médias
Pierre Mendès France et Zhou EnlaiPierre Mendès France et Zhou Enlai

Genève, accords de, traité qui a mis fin à la guerre d’Indochine en reconnaissant l’indépendance du Viêt Nam (20 juillet 1954).

Ce traité est la principale réussite diplomatique du gouvernement de Pierre Mendès France. Le 18 juin 1954, celui-ci est choisi comme président du Conseil après que, le 12 juin, Joseph Laniel ait été renversé pour son incapacité à prévenir la tragédie de Diên Biên Phu (7 mai) et à conclure la conférence pour la paix, ouverte à Genève le 26 avril.

Cette conférence a deux objectifs : préparer l’unification de la Corée (c’est un échec) et négocier la fin du conflit indochinois. Elle rassemble des diplomates des États-Unis, de l’URSS, de la Chine, de la France, du Royaume-Uni, des deux Corée et, avec l’accord de l’empereur Bao Dai, du Viêt-minh (le Parti communiste vietnamien qui dirige l’insurrection).

Dès le 18 juin, Mendès France négocie directement avec Pham Van Dông, l’émissaire du Viêt-minh. La Chine, qui subventionne largement ce dernier, souhaite la fin du conflit. Mendès France menaçant d’envoyer le contingent, le Viêt-minh accepte le 20 juillet une partition du pays de part et d’autre du 17e parallèle, le Nord restant sous son contrôle tandis que des élections générales et libres doivent intervenir avant juillet 1956, en vue d’une réunification du Viêt Nam. L’armistice est signé le 21 juillet. Cet accord laisse les États-Unis, qui ne le ratifient pas, comme le gouvernement du Viêt Nam du Sud, fort mécontents. Mais la France se désengage de l’Indochine, associant dans l’accord le Laos et le Cambodge.

Mendès France, qui avait fait de l’armistice la condition de son maintien à la tête du gouvernement, y trouve un formidable prestige. Il libère ainsi des crédits essentiels pour la mise en œuvre du plan de redressement économique qu’il considère comme sa seconde grande mission. Au-delà, les accords de Genève sont la première étape de la décolonisation voulue par la France et témoignent, dans la partition territoriale qu’ils officialisent, de toute l’ambiguïté des solutions qui ont évité à la guerre froide de devenir une guerre nucléaire.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft