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  • BRASILLACH Robert (France)

    Né le 31 mars 1909 à Perpignan (Pyrénées-orientales), ancien élève de l'Ecole normale supérieure, il devient critique littéraire à l'Action française (1931), où il ...

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Brasillach, Robert

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Brasillach, Robert (1909-1945), écrivain français, rédacteur en chef de Je suis partout pendant l’Occupation. Il fut fusillé à la Libération pour faits de collaboration.

Né à Perpignan, Robert Brasillach fait de brillantes études à l’École normale supérieure et se tourne vers le journalisme ; de 1932 à 1939, il est chroniqueur littéraire à l’Action française de Charles Maurras (chroniques réunies ultérieurement dans les Quatre Jeudis). Critique et romancier, il rédige aussi des essais, notamment de brillantes études sur Virgile (Présence de Virgile, 1931) et sur Corneille (Corneille, 1933) ; avec Maurice Bardèche, il écrit aussi une Histoire du cinéma (1935).

Au cours des années trente, et a fortiori au lendemain des émeutes du 6 février 1934, Brasillach évolue, à l’instar de nombreux intellectuels français, de l’extrême droite traditionnelle vers le nazisme. Dans Notre avant-guerre (1941), il rend compte de ses convictions ; marquées par le racisme et l’antisémitisme, elles tiennent plus de l’exaltation fanatique que d’une véritable doctrine politique.

Officiant pendant l’Occupation à Je suis partout, publication caractérisée par ses outrances verbales antisémites, il y défend, comme Drieu La Rochelle, un point de vue ouvertement pro-allemand, collaborationniste et pétainiste (voir Collaboration ; Pétain, Philippe).

Condamné au moment de la Libération pour la virulence des propos tenus dans Je suis partout, il est fusillé, malgré la pétition signée par de nombreux intellectuels, parmi lesquels François Mauriac, Paul Valéry et Albert Camus.

Mêlant la rêverie poétique au réalisme, les romans de Brasillach sont tous imprégnés d’un sentiment nostalgique du temps de l’adolescence, qui les rend représentatifs d’une certaine réalité sociale de l’entre-deux-guerres. Dans les Sept Couleurs (1939), roman rythmé par de longues promenades dans les quartiers populaires de Paris, apparaît une fascination manifeste pour les guerriers nazis rencontrés à Nuremberg. Ce roman manque de peu le prix Goncourt. Après sa mort est créée une de ses pièces, la Reine de Césarée (1957).

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