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  • Jean Paulhan

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    Jean PAULHAN (1884-1968) Élu en 1963 au fauteuil 6 Grand officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 Médaille de la Résistance

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Paulhan, Jean

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Présentation

Paulhan, Jean (1884-1968), écrivain, critique et éditeur français, directeur de la Nouvelle Revue française, et auteur notamment des Fleurs de Tarbes.

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Le directeur de revue

Originaire de Nîmes, envoyé comme professeur à Madagascar (1905-1912) après des études de philosophie et de chinois, Jean Paulhan devient chercheur d’or, puis planteur. Attentif à la culture orale de l’île, il est frappé par les haïn-ténys, joutes verbales merinas utilisant des proverbes.

Il traduit et publie à son retour quelques-uns de ces textes (1913), et enseigne le malais et le malgache à l’École des langues orientales. Blessé pendant la Première Guerre mondiale, il publie le Guerrier appliqué en 1917. Nommé secrétaire de Jacques Rivière à la Nouvelle Revue française (N.R.F.) en 1920, il lui succède comme directeur, d’abord officieusement, en 1925, puis officiellement dix ans plus tard.

La Nouvelle Revue française, sous tutelle allemande en 1940, passe aux mains de Pierre Drieu La Rochelle, et Jean Paulhan, entré dans la Résistance, cofonde les Lettres françaises en 1941, et les Éditions de Minuit en 1942. Directeur des Cahiers de la Pléiade puis de la Nouvelle N.R.F. avec Marcel Arland après la guerre, il joue un rôle important aux Éditions Gallimard, où il fait éditer notamment Marcel Jouhandeau, Antonin Artaud, Jean Giono, Francis Ponge et Henri Michaux. Il est élu à l’Académie française (Voir aussi Institut de France) en 1963.

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L’écrivain

L’œuvre littéraire de Jean Paulhan, très abondante, semble profondément marquée par l’expérience de l’usage malgache de la parole. Dans les Fleurs de Tarbes ou la Terreur dans les lettres (1941), il montre la valeur et la force du langage, inséparable de la pensée, et dénonce la « Terreur », cette croyance en l’existence d’un sens profond qui serait dégagé du langage. Jean Paulhan poursuit cette réflexion dans Clefs de la poésie… (1944) et dans le Don des langues (1967).

Amateur d’art contemporain, Jean Paulhan a également fait connaître Jean Dubuffet et a écrit sur le cubisme (1971) et sur l’Art informel (1962), ainsi que sur les peintres Georges Braque (1946) et Jean Fautrier (1962). Il a laissé une très importante correspondance avec de nombreux écrivains.

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