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Résultats avec Windows Live® Search Bashung, AlainArticle
Plan de l'article
Présentation ; La rébellion d’un adolescent tourmenté ; Les premiers enregistrements : du malentendu à l’édification d’un style ; « Gaby » et « Vertige de l’amour » : le succès populaire en deux chansons ; Un savant mélange de compositions grand public et de sonorités avant-gardistes ; Alain Bashung au-delà des étiquettes et des genres
Bashung, Alain (1947- ), auteur, compositeur et interprète français. Une reconnaissance et un succès tardifs ont permis à Alain Bashung de se créer un univers personnel de mots et de mélodies qu’il développe au fil d’albums à la fois populaires et innovateurs. Après trente ans de carrière, il est aujourd’hui une figure majeure de la chanson française, presque « intouchable » dans sa capacité à dépasser les modes et les idées reçues.
Né à Paris, placé chez sa grand-mère paternelle en Alsace à cause de sa santé de 1948 à 1959 — cette période est peu souvent abordée par les biographes de l’artiste —, Alain Claude Baschung, dit Alain Bashung découvre la musique américaine (de Elvis Presley à Hank Williams) en écoutant les radios allemandes. Sa scolarité est exemplaire, mais il se considère cependant comme une personne déplacée, en perpétuel décalage. De retour en région parisienne chez sa mère, il entre au lycée et poursuit ses études jusqu’à un BTS de comptabilité. En 1962, il monte un groupe de musique qui commence à tourner en jouant des reprises. À 16 ans, il coupe les ponts avec sa famille ; après un stage en entreprise qui provoque chez lui un sentiment de dégoût qu’il jugera par la suite salutaire, il se jette à corps perdu dans la musique.
En 1966, Alain Bashung réalise quelques arrangements pour le label RCA et compose pour le rocker Noël Deschamps, avant de signer un contrat chez Philips et d’enregistrer un premier 45 tours, « Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ? ». Commence alors un malentendu qui va durer onze ans : tout concourt en effet à faire du jeune chanteur un crooner douceâtre, une sorte de Tom Jones à la française, une référence qui ne peut lui convenir. Onze 45 tours confidentiels s’empilent. Vers 1971 toutefois, les choses évoluent : il travaille sur l’album The Dick’n’Roll Machine (1972) de Dick Rivers et interprète l’année suivante le rôle de Robespierre dans le disque-comédie musicale la Révolution française. En 1974, Alain Bashung rencontre Boris Bergman qui devient son parolier fétiche. Ensemble, ils mettent en chantier un premier album, Roman-photos (sorti en 1977, aujourd’hui disparu de la discographie officielle de l’artiste), pétri d’influences folk et de country-blues (« C’est la faute à Dylan »). Si le succès n’est pas encore au rendez-vous, l’essentiel du « style Bashung » à venir est présent.
En 1979, toujours avec Boris Bergman, Bashung sort Roulette russe, album fondateur et minimaliste. On y remarque d’excellents titres — « Station-service », « Elsass blues » et « Milliards de nuits dans le frigo » —, mais la reconnaissance publique et critique se fait toujours attendre. C’est le single « Gaby », intégré au second pressage de Roulette russe, qui atteint cet objectif, s’écoulant à plus d’un million d’exemplaires. Dans la foulée paraît l’album Pizza (1981), qui réconcilie chanson française, rock et exigences personnelles. C’est la consécration pour Alain Bashung — sa popularité est en effet confirmée par la réussite du morceau « Vertige de l’amour » —, avec son cortège de tournées et de récompenses.
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