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Dutronc, Jacques

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Jacques DutroncJacques Dutronc
Plan de l'article
1

Présentation

Dutronc, Jacques (1943- ), auteur, compositeur, interprète et acteur de cinéma français.

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Le dandy des « sixties »

Né à Paris, Jacques Dutronc débute comme guitariste du groupe les Cyclones (qui enregistre deux 45 tours et donne quelques concerts), puis comme accompagnateur d’Eddy Mitchell, avant de devenir le directeur artistique d’une jeune chanteuse portée par la vague yé-yé, Françoise Hardy (qu’il épouse en 1967), et compositeur pour les chanteurs de la même maison de disques.

En 1966, il se lance lui-même dans l’interprétation, après avoir mis en musique, par jeu, des textes du romancier Jacques Lanzmann. « Et moi et moi et moi » remporte un succès immédiat et durable, suivi la même année par « les Play-boys » et « les Cactus ».

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Le succès du tandem Dutronc-Lanzmann

L’ironie de Jacques Lanzmann, servie par l’insolence sur scène de Jacques Dutronc, fait merveille, au point qu’on oublie le parolier derrière le compositeur-interprète : Jacques Dutronc, qui utilise le « je » dans ses chansons, campe un dandy indolent en costume trois-pièces, à contre-courant de la mode, ayant le culte chic et discret de la dérision. L’ensemble de ses chansons, enregistrées en 1966 et regroupées sur un 33 tours, obtient le prix de l’académie Charles-Cros et un immense succès populaire.

Le couple Lanzmann-Dutronc récidive en 1967 avec « J’aime les filles » et, surtout, « Paris s’éveille », dont l’orchestration, avec Roger Bourdin à la flûte traversière, surprend ses « fans » amateurs de rock and roll et lui attire un public plus éclectique. C’est ainsi que « l’Opportuniste » et « l’Hôtesse de l’air » (1969), « l’Arsène » (1971) et « Gentleman cambrioleur » (1973) remportent un succès significatif.

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Un artiste complet, entre chanson et cinéma

4.1

Un acteur inattendu

Mais Jacques Dutronc est déjà ailleurs. Avec un style identique à celui de ses chansons — flegme et détachement ironique —, mais également une sensibilité jusque-là savamment camouflée, il entame dès 1974 une carrière cinématographique en collaboration avec des réalisateurs renommés et partagée entre drames psychologiques et comédies burlesques : parmi ses films les plus marquants figurent L’important c’est d’aimer (1975) d’Andrzej Zulawski, Violette et François (1977) de Jacques Rouffio, avec Isabelle Adjani, À nous deux (1979) de Claude Lelouch, avec Catherine Deneuve, Sauve qui peut (la vie) (1979) de Jean-Luc Godard, avec Isabelle Huppert et Nathalie Baye, Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) de Jean-Pierre Mocky, Tricheurs (1984) de Barbet Schroeder, avec Bulle Ogier, ou encore Mes nuits sont plus belles que vos jours (1989) d’Andrzej Zulawski aux côtés de Sophie Marceau.

C’est toutefois son impressionnante performance dans Van Gogh (1991) de Maurice Pialat qui lui permet d’obtenir ses premières véritables lettres de noblesse à l’écran ; il est récompensé par le césar du meilleur acteur. Il enchaîne alors avec Toutes peines confondues (1992) de Michel Deville, le Maître des éléphants (1995) de Patrick Grandperret, Place Vendôme (1998) de Nicole Garcia, Merci pour le chocolat (2000) de Claude Chabrol, C’est la vie (2001) de Jean-Pierre Améris, avec Sandrine Bonnaire, et Embrassez qui vous voudrez (2002) de Michel Blanc.

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