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Résultats avec Windows Live® Search Le Forestier, MaximeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Brassens, Bob Dylan et la culture hippie ; Une chanson contestataire héritière de Mai 68 ; La rencontre des musiques du monde
Le Forestier, Maxime (1949- ), auteur, compositeur et interprète français.
Né à Paris, dans une famille de mélomanes, Maxime Le Forestier apprend le violon, le piano et la guitare, découvre Georges Brassens (dont l’influence sur son œuvre se révélera profonde), puis écrit avec sa sœur Catherine des chansons, comme « la Petite Fugue », qu’ils interprètent en duo. Cat et Maxime — c’est le nom de leur duo — se produisent sur de petites scènes parisiennes et font quelques rencontres importantes pour la suite de leur carrière, en particulier celle de Georges Moustaki et de Serge Reggiani. En 1970, Maxime — tout juste libéré des obligations militaires — et Catherine partent aux États-Unis, séjournant quelque temps en communauté en Californie. Là, Maxime découvre les sons de la côte Ouest, la musique folk et Bob Dylan — qui vont inspirer ses compositions —, le mouvement « Peace and Love », et crée son premier grand succès, « San Francisco ».
En 1972, Georges Brassens lui propose la première partie de son spectacle à Bobino. Maxime Le Forestier obtient un succès immédiat et durable avec des titres restés célèbres comme « l’Éducation sentimentale », « Mon frère », ou « Parachutiste ». Devenu alors le symbole de toute une jeunesse de gauche, face à Michel Sardou, dans lequel se reconnaît davantage la tendance opposée, il demeure longtemps fidèle à la formation de ses débuts, composée d’une seconde guitare (Alain Le Douarin) et d’une contrebasse (Patrice Caratini). Curieux de musique électrique et d’informatique, il explore, à partir de la seconde moitié des années soixante-dix, toutes les possibilités offertes par ces techniques. Mais le public, qui garde la nostalgie des chansons de ses débuts (« Comme un arbre dans la ville » ou « San Francisco »), accepte mal cette évolution. Il s’ensuit une période difficile pour Le Forestier, éclipse douloureuse qui ne prend fin qu’après le milieu des années quatre-vingt, avec la sortie de deux titres, « Né quelque part » (1987) et « Ambalaba » (1988), rapportés de l’île Maurice et réunis sur l’album Né quelque part (1988).
L’engagement sincère de Maxime Le Forestier en faveur de nombreuses causes humanitaires (combat contre le racisme, aide aux enfants du tiers-monde, lutte contre le sida, Restos du cœur) et sa rencontre avec la world music, qui marque un tournant dans son évolution musicale, ont largement contribué à relancer son succès. Tout en continuant à intégrer dans sa musique les différents rythmes du monde, glanés au fil de ses voyages, comme en témoignent ses derniers albums (Passer ma route, 1995 ; l’Écho des étoiles, 2000), il a, parallèlement, renoué avec ses premières influences en enregistrant plusieurs albums de chansons de Georges Brassens (1996, 1998).
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