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Résultats avec Windows Live® Search Reggiani, SergeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Premières armes et succès sur scène et à l’écran ; Débuts tardifs dans la chanson sous la direction de Jacques Canetti ; Une figure essentielle de la chanson française
Reggiani, Serge (1922-2004), comédien et interprète français.
Né à Reggio nell’Emilia (Italie), Sergio (plus tard francisé en Serge) Reggiani s’installe en France avec sa famille, qui fuit le fascisme, d’abord à Yvetot, en 1930, puis à Paris, à partir de 1931. Après avoir été apprenti coiffeur, comme son père, Sergio passe le concours du conservatoire des arts cinématographiques, dont il sort avec un premier prix de comédie en 1938. L’année suivante, il suit les cours d’André Bruno au Conservatoire national d’art dramatique et remporte deux nouveaux prix, de comédie et de tragédie. Dans le même temps, il fait de la figuration au théâtre et accède progressivement aux premiers rôles avec des pièces comme la Double Inconstance de Marivaux, Bérénice de Racine, ou les Parents terribles de Jean Cocteau. Mais sa plus grande réussite en la matière reste les Séquestrés d’Altona de Jean-Paul Sartre, qu’il crée en 1959 et qu’il jouera près de quatre cent cinquante fois, jusqu’en 1963. Pendant la guerre, il fait ses premières armes au cinéma avec le Voyageur de la Toussaint (1942) de Louis Daquin. On le voit également au générique des films Étoile sans lumière (aux côtés de Piaf et de Montand), les Portes de la nuit (de Carné, toujours avec Montand, 1946), les Amants de Vérone (Cayatte, 1949), la Ronde (Max Ophuls, 1950), etc. Puis ce sera l’inoubliable Casque d’or, de Jacques Becker et avec Simone Signoret, en 1951. Acteur alors reconnu, il ne cesse de tourner jusqu’en 1962-1963, années où il joue dans le Doulos de Jean-Pierre Melville, et dans le Guépard de Luchino Visconti, mais surtout où il chante pour la première fois — il a quarante ans — dans une pièce radiophonique de Louis Bessières.
Grand découvreur de talents s’il en fut, Jacques Canetti lui propose alors d’enregistrer un album de chansons plus ou moins inédites de Boris Vian. Le disque sort en 1964, reçoit le prix de l’académie Charles-Cros (il contient une magnifique interprétation du « Déserteur »), mais passe quasiment inaperçu aux yeux du grand public, pour lequel le véritable premier disque du chanteur est l’album suivant, daté de 1967 et comportant des titres tels que « le Petit Garçon », « les Loups sont entrés dans Paris », « Ma liberté ». Débutant sur la scène de Bobino en 1966, en première partie du spectacle de Barbara, et y revenant en tête d’affiche aux premières semaines de 1968 — année où il reçoit le grand prix du disque —, Serge Reggiani s’impose rapidement comme l’une des figures majeures d’une chanson française cherchant à se renouveler. Il est, avec Julien Clerc, Maxime Le Forestier, François Béranger et d’autres, l’une des voix essentielles issues de l’esprit de Mai 68.
Les albums s’enchaînent alors : Et puis, Je voudrais pas crever, Rupture, le Vieux Couple… mais, exception faite de quelques « tubes » espacés (« l’Italien », « Hôtel des Voyageurs », « le Monsieur qui passe », etc.), le succès diminue insensiblement. En 1975, Serge Reggiani partage la scène de Bobino avec son fils Stephan. On les voit également ensemble à la Fête de l’Humanité et en tournée au Québec. Mais, en 1980, Stephan se suicide et son père, désespéré, perd le goût du métier. Ce n’est qu’en 1988 qu’il retrouve le chemin de la scène et des studios et enregistre plusieurs nouveaux albums, tout en se consacrant parallèlement à la peinture. Nos quatre vérités, son dernier album en studio, date de 1997.
Sélection discographique :
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